Le premier-maître Mickaël, réserviste de la Marine nationale depuis 23 ans et Alésien d'adoption, participera mardi au traditionnel défilé de la Fête nationale sur les Champs-Élysées à Paris. Il sera l'un des visages de la réserve de la Marine nationale sur l'avenue des Champs-Élysées.
23 ans d'engagement récompensés
Originaire des Alpes-Maritimes avant de s'installer à Alès, Mickaël a rejoint la réserve de la Marine nationale il y a plus de deux décennies. Aujourd'hui officier supérieur de réserve, il appartient à la flottille de réserve spécialisée formation. C'est son commandant qui lui a proposé il y a quelques semaines de représenter cette unité aux côtés de huit autres camarades.
« C'est une fierté et un honneur immenses. Ça vient couronner mes 23 ans d'engagement en tant que réserviste. C'est une immense fierté pour ma famille aussi. Pour être honnête, je pense que mes enfants ont sauté plus haut que moi quand ils ont appris la nouvelle », confie-t-il. Ses proches ne pourront toutefois pas faire le déplacement : « les choses font que malheureusement ils ne pourront pas être là. Ils seront avec moi par la pensée et par le cœur. »
Une préparation intense
Depuis près d'une semaine, les répétitions s'enchaînent sur le camp de Satory, au sud de Versailles, où les différentes unités préparent leur passage avec minutie. « C'est une logistique précise, millimétrée. Nous sommes très nombreux, résultat, les répétitions sont scindées en deux », détaille le réserviste. À l'approche du 14-Juillet, les émotions se mêlent : « Il y a beaucoup de fierté, d'émotion, mais la pression qui à l'approche du Jour-J monte progressivement. »
Une expérience humaine
Au-delà du défilé, l'expérience est aussi humaine. « Il y a six personnels d'actifs qui défilent avec nous. On vit ensemble depuis une semaine, des liens forts se sont créés. On se sent appartenir au groupe. » Derrière ce moment solennel, Mickaël pense aussi à ceux qui l'entourent : « On pense à nos familles, à nos camarades mobilisés en opération et bien sûr à ceux qui ne sont plus parmi nous. Ils gardent une place très forte dans nos cœurs. »



