Le conseil municipal de Six-Fours, réuni mardi soir salle Simone-Veil, a été le théâtre d'une séance électrique marquée par des passes d'armes virulentes entre le maire Frédéric Boccaletti et son prédécesseur Jean-Sébastien Vialatte. Avec quarante-sept questions à l'ordre du jour et un public nombreux, la réunion a rapidement tourné au règlement de comptes financiers.
Des comptes en excédent source de tensions
Le vote des comptes financiers 2025, incluant le budget principal de la ville, les annexes des sports et des transports, a donné le ton. L'ancienne équipe municipale avait laissé des excédents, mais le maire a souligné que ces comptes feraient l'objet d'une délibération d'affectation pour 2026. Il a détaillé les chiffres, provoquant une réaction ironique de Jean-Sébastien Vialatte : « Je voterai pour ce compte avec grand plaisir, compte tenu de l'excellence des résultats que vous venez d'ailleurs d'annoncer de façon assez laconique. Quinze millions d'excédent de fonctionnement, une épargne brute de 9,3 millions d'euros, un taux de réalisation de 90 % en fonctionnement et une dette à 46 millions que la ville a la capacité de rembourser en 4,9 ans, alors que les ratios sont habituellement à 12 ans… Vous avez trouvé un coffre plein. »
La réponse cinglante du maire
Frédéric Boccaletti a rétorqué : « Je vous confirme que j'ai trouvé un coffre, mais je n'ai pas le code. Vous faites référence à un excédent important de 8 millions d'euros, qui a fait l'objet de longs débats dans ce conseil municipal. Cela veut dire soit qu'on n'investit pas assez, soit qu'on ponctionne trop les Six-Fournais. C'est leur argent ! Donc, notre position est qu'il y aura soit plus d'investissements, soit une réduction de la fiscalité. »
Jean-Sébastien Vialatte a alors demandé quels projets d'investissements de 15 millions d'euros étaient maintenus. Le maire a apaisé les choses en répondant : « Nous avons maintenu l'intégralité, sauf l'achat de terrains au Brusc. »
Un vote contrasté
Le compte financier unique du budget principal a été adopté grâce aux voix de l'opposition, qui a voté pour. La majorité s'est abstenue, avec un vote contre, illustrant les tensions persistantes. Une séance qui restera dans les mémoires comme un exemple de règlement de comptes politique.



