Pétrole à 100 dollars après des attaques en mer Rouge
Pétrole à 100 dollars après attaques en mer Rouge

Le prix du baril de pétrole a franchi le seuil symbolique des 100 dollars ce mardi, après une série d'attaques en mer Rouge qui ont ravivé les craintes d'une escalade militaire au Moyen-Orient. Le Brent de la mer du Nord, référence européenne, a grimpé de 3,5% pour atteindre 100,50 dollars en milieu de journée, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain s'échangeait à 96,80 dollars.

Des attaques ciblant des navires marchands

Selon des sources maritimes, plusieurs navires marchands ont été visés par des tirs de missiles et des drones dans le détroit de Bab el-Mandeb, une voie maritime clé reliant la mer Rouge au golfe d'Aden. Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont revendiqué la responsabilité de ces attaques, affirmant qu'elles visaient des navires israéliens en représailles à la guerre à Gaza. "Nous continuerons nos opérations jusqu'à ce que l'agression contre le peuple palestinien cesse", a déclaré un porte-parole houthi, cité par l'agence Reuters.

Impact sur les marchés pétroliers

Cette flambée des prix intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par les réductions de production de l'OPEP+ et les sanctions occidentales contre le pétrole russe. Les analystes estiment que le passage des 100 dollars pourrait être durable si la situation sécuritaire se dégrade. "La prime de risque géopolitique est désormais intégrée dans les prix", explique John Smith, analyste chez Energy Aspects. "Chaque nouvelle attaque en mer Rouge ou dans le golfe Persique pousse les traders à anticiper des perturbations de l'approvisionnement."

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Conséquences économiques mondiales

Cette hausse du brut a des répercussions immédiates sur les prix à la pompe et les coûts de transport. En France, le litre de gazole a augmenté de 5 centimes en une semaine, atteignant 1,85 euro. Les économistes redoutent un ralentissement de la croissance mondiale si les prix restent élevés. La Banque centrale européenne a déjà revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, citant les risques liés à l'énergie.

Les États-Unis, premier consommateur mondial de pétrole, ont annoncé une nouvelle libération de réserves stratégiques pour tenter de calmer les marchés. "Nous surveillons la situation de près et nous sommes prêts à agir pour garantir un approvisionnement stable", a déclaré la secrétaire à l'Énergie, Jennifer Granholm.

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