Pétrin Ribeïrou : qualité et juste prix pour un ancrage territorial fort
Pétrin Ribeïrou : qualité et juste prix pour ancrage local

Depuis sa première boutique sur la Nationale 7, l’entreprise familiale Pétrin Ribeïrou, dont le siège social est à Brignoles, imprime sa marque de fabrique face à la concurrence. Avec une façade rouge visible de loin, la quarantaine de boulangeries – dont la moitié dans le Var – fait partie du paysage local depuis les années 1990. L’entreprise est 100 % familiale, détenue et dirigée par la famille Séguy depuis quatre générations.

Un réseau en expansion

« C’était le premier réseau à l’époque à s’implanter en dehors du centre-ville », rappelle Corentin Séguy, le directeur général. Aujourd’hui, le groupe compte environ 450 salariés pour un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros (36 à 37 millions en intégrant les franchisés). Le réseau s’agrandit avec une ouverture en mars à Six-Fours-les-Plages et deux autres prévues en fin d’année dans les Bouches-du-Rhône.

La qualité avant le volume

Le Pétrin tourne à plein régime : 5 millions de baguettes vendues par an, dont environ 50 % de pains spéciaux, plus de 3 000 tonnes de farine utilisées, et 400 clients par jour par boulangerie pour un ticket moyen de six euros. « On ne cherche pas à être le numéro 1 en termes de points de vente », explique Corentin Séguy. Le trentenaire mise sur la qualité de son pain au levain plutôt que sur le nombre de boutiques. Un positionnement stratégique intermédiaire entre les grandes chaînes et l’artisan indépendant.

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« On ne crée pas un produit en usine, il y a une durée de vie, une période de péremption… Beaucoup d’enseignes qui ont vu une forte augmentation de points de vente se sont écroulées à cause de cela », rappelle le dirigeant. Marge serrée pour un prix juste et qualité des produits : voici la recette « équilibrée » de l’enseigne.

Face à la concurrence

La croissance rapide du leader Marie Blachère n’inquiète pas le gérant : « Aujourd’hui, il est plus difficile d’être à côté d’un bon artisan que d’un Marie Blachère. On a constaté qu’après l’installation d’une de leurs boutiques, on baisse en chiffre d’affaires, mais ensuite on retrouve le même niveau et même on progresse… Donc, chacun a sa place. » Le snacking représente 25 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

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