Plainte d'Éric Ciotti contre Philippe Tabarot classée par la Cour de Justice de la République
Plainte Ciotti contre Tabarot classée par la Cour de Justice

La Cour de Justice de la République a classé sans suite la plainte déposée par Éric Ciotti, maire de Nice, contre le ministre des Transports Philippe Tabarot. Dans sa décision rendue le 23 juin 2026, la juridiction estime que les éléments contenus dans la plainte sont insuffisants et non étayés par des pièces justificatives. La plainte accusait Philippe Tabarot d'injure publique – en traitant Ciotti de « nabot » – et de menaces, en affirmant qu'il allait le « faire disparaître en lui envoyant des Géorgiens ».

Les faits reprochés

La scène se serait déroulée le 14 juin 2026 au Palais des expositions de Nice, lors de la visite du président Emmanuel Macron et du Premier ministre indien Narendra Modi. Éric Ciotti, président des Républicains à l'Assemblée nationale, affirme que Philippe Tabarot l'aurait pris à partie verbalement, proférant des menaces et des insultes. Le maire de Nice avait saisi la Cour de Justice de la République le 19 juin, seule instance compétente pour juger les membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

La réaction de Ciotti et le silence du Premier ministre

Outre la plainte pénale, Éric Ciotti avait également demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de démettre Philippe Tabarot de ses fonctions. Cette sommation est restée sans réponse. Sur X (anciennement Twitter), Ciotti avait publié un message le 16 juin : « Après avoir saisi le procureur de la République, j’ai écrit au Premier ministre et à @SebLecornu pour demander l’exclusion du ministre Philippe Tabarot du gouvernement, à la suite des menaces qu’il m’a directement adressées. » Un extrait vidéo accompagnait son tweet.

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La défense de Tabarot

Philippe Tabarot a fermement nié les accusations. Sur le plateau de France Info le 2 juillet, il a déclaré : « Je n’ai menacé personne. Ce n’est pas ma manière de faire. » Il a minimisé l'incident en le qualifiant de simple « discussion » entre deux élus qui se connaissent « depuis longtemps », ajoutant : « Je crois sincèrement que nos chicaillades niçoises n’ont rien à faire dans le débat aujourd’hui. »

Une décision de classement sans surprise

La Cour de Justice de la République a motivé son classement par l'absence de pièces jointes à la plainte. Selon la décision, « en l’état des seuls éléments contenus dans la plainte, qui n’est accompagnée d’aucune pièce qui soit de nature à conforter les allégations qu’elle contient, la plainte est classée ». Cette décision met fin à l'action judiciaire engagée par Éric Ciotti, mais l'élu niçois n'a pas exclu de nouvelles démarches.

Contexte politique

Cet épisode s'inscrit dans un climat politique tendu entre personnalités niçoises. Philippe Tabarot, ministre des Transports, et Éric Ciotti, chef de file des Républicains, entretiennent des relations conflictuelles de longue date. L'incident du 14 juin a ravivé les tensions, mais le classement de la plainte pourrait apaiser temporairement la situation. Aucune autre procédure n'est en cours à ce stade.

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