Dans son ouvrage intitulé La France du populisme au chaos, publié aux éditions Odile Jacob, Jean Peyrelevade déplore la démagogie de la gauche qui, en 2024, avait proposé une augmentation du Smic à 1 600 euros. Quelques jours plus tard, le Parti socialiste surenchérissait en proposant une augmentation du salaire minimum à 1 690 euros dans sa feuille de route pour 2027.
Une réaction cinglante
Pour L'Express, Jean Peyrelevade réagit à ce document de 144 pages qui confirme selon lui « la nullité » des responsables de la gauche dite modérée. Pour l'ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy (de 1981 à 1983) et ex-patron du Crédit Lyonnais, le Parti socialiste en est revenu à un anticapitalisme primaire qui serait une catastrophe pour un appareil productif déjà en crise, comme pour les finances publiques de la France.
Des propositions jugées irresponsables
Selon Peyrelevade, ces propositions économiques sont non seulement démagogiques, mais également dangereuses pour l'économie française. Il estime que le PS, en proposant une hausse aussi importante du Smic, fait preuve d'une méconnaissance des réalités économiques et risque de fragiliser davantage les entreprises françaises. Il souligne que ces mesures pourraient entraîner une augmentation du chômage et une détérioration de la compétitivité de la France.
Un retour à l'anticapitalisme primaire
Pour l'ancien banquier, le Parti socialiste semble avoir abandonné toute modération pour revenir à un anticapitalisme primaire, ce qui serait une catastrophe pour un appareil productif déjà en crise. Il critique également l'impact sur les finances publiques, estimant que ces propositions ne sont pas soutenables à long terme. Peyrelevade appelle à un retour à des politiques économiques plus responsables et pragmatiques.



