Paganelli : « À Toulon, j’ai compris que le foot n’était pas un sport individuel »
Paganelli : « À Toulon, le foot n’est pas un sport individuel »

Laurent Paganelli, célèbre homme de terrain de Canal+ depuis près de trente ans, a été joueur de football avant de devenir chroniqueur. Lancé chez les professionnels à Saint-Étienne en 1978, il reste le deuxième plus jeune joueur à débuter en première division française, à 15 ans, 10 mois et 5 jours, derrière Kalman Gerencseri (15 ans, 7 mois et 12 jours avec Lens en 1960). Paganelli, qui a porté les couleurs de Toulon entre 1983 et 1988, se souvient avec émotion de cette période.

Des souvenirs marqués par le collectif

Interrogé par nos confrères de Nice-Matin, Paganelli confie : « Cela a été une première vie géniale mais c’est très loin. J’en garde surtout des amitiés profondes et c’est avec un vrai plaisir que j’ai revu les anciens du Sporting Toulon. » Il a participé fin juin à la deuxième « soirée des Étoiles azur et or », organisée par Frédéric César et l’association des anciens pros du club.

Sous le maillot toulonnais, il a disputé 110 matches et marqué 19 buts, ce qui en fait le club où il a joué le plus. « Ce club a été un marqueur en moi : c’est là que j’ai compris que le foot n’était pas un sport individuel. Toulon, c’était de la folie, on était imprégnés des supporters. Et pourtant, j’ai connu Saint-Étienne et le chaudron… »

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Les grandes heures du Sporting

Paganelli a vécu les plus belles périodes du club varois, avec une 6e place en D1 en 1985 et une 5e en 1988, aux côtés de joueurs comme Casoni, Courbis, Dib, Ginola, Olmeta ou Onnis. « Je mets sur le même pied les joueurs avec qui j’ai joué à Toulon et à Saint-Étienne : ils avaient quelque chose en plus », insiste-t-il.

Il évoque également le Festival international espoirs de Toulon, où il a pris la troisième place en 1983 et terminé meilleur buteur en 1982. « En fait, je suis arrivé au Sporting grâce au Tournoi de Toulon. J’avais le choix entre Guy Roux (Auxerre) et Rolland (Courbis). Et comme je suis un enfant du Sud… »

Un amoureux du sport

Laurent Paganelli aurait pu faire une carrière de rugbyman, comme son frère François. « Je regrette de ne pas avoir pu faire les deux ! Mon frère aurait dû être la doublure de Jérôme Gallion à Toulon mais il n’y est pas allé parce qu’il travaillait à Avignon, qui jouait aussi en première division à l’époque. »

À Toulon, il a joué au stade Mayol, habituellement dédié au rugby. « Pour moi, Mayol a toujours été un stade de rugby. Quand on y jouait, on abordait le match comme si on était des rugbymen », se souvient-il avec humour.

Le Sporting, toujours suivi

Aujourd’hui, Paganelli suit toujours le Sporting, tout comme Saint-Étienne. « La saison où il monte en National (en 2019), j’ai pensé que c’était reparti et j’ai vraiment été surpris de la relégation immédiate. Mais je n’ai pas vu comment ça se passait de l’intérieur… »

Malgré les difficultés récentes du club, l’ancien joueur garde une affection intacte pour cette ville et ce public qui l’ont marqué à jamais.

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