Renaud Muselier porte plainte contre Nice-Matin pour diffamation
Muselier porte plainte contre Nice-Matin

Le président de la Région Sud, Renaud Muselier, a annoncé dans un communiqué diffusé le 18 juillet 2026 avoir déposé une plainte pour diffamation contre le journal Nice-Matin. Cette action en justice fait suite à la publication d'articles révélant une enquête préliminaire pour prise illégale d'intérêts ouverte à son encontre par le parquet de Marseille.

Une plainte aux lourdes conséquences financières

Dans son communiqué, Renaud Muselier affirme avoir mis en demeure tous les médias ayant relayé ce qu'il qualifie de « fausses informations » de les retirer. Il précise avoir demandé « des dommages et intérêts de 2 millions d'euros à Nice-Matin pour propagation de fausses informations et 1 million d'euros à tous les médias qui les ont relayées ». Contacté par SMS, l'élu a toutefois indiqué que cette plainte ne visait pas les récents articles sur les soupçons de conflit d'intérêts liés à son rôle de promoteur des JO 2030 et à sa propriété d'une station de ski dans l'Utah, où se dérouleront les JO 2034. Interrogé sur le sens de sa démarche, il a répondu de manière sibylline : « L'homme à tout faire, ça ne vous dit rien !!! ??? »

Les révélations à l'origine de la plainte

Début juillet, Nice-Matin avait révélé qu'un signalement avait été adressé au procureur de la République de Marseille, accusant Renaud Muselier d'avoir fait salarier l'employé de son chalet dans les Alpes par une agence de communication attributaire d'un marché public. L'intéressé avait alors démenti ces accusations. Le 18 juillet, le journal a publié un nouvel article confirmant l'ouverture d'une enquête pour prise illégale d'intérêts par le parquet de Marseille. Ces investigations s'ajoutent à d'autres affaires qui entourent le président de région, alors qu'il est en campagne pour les élections sénatoriales.

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La réaction de Nice-Matin et le maintien de la ligne éditoriale

Simon Perrot, directeur général du Groupe Nice-Matin, a réagi en réaffirmant « toute ma confiance dans notre rédaction, son professionnalisme et sa rigueur ». Il a ajouté : « Nous laissons désormais la justice faire son travail. » La rédaction du journal a indiqué qu'elle continuerait à exercer son métier d'information dans le respect des principes déontologiques, notamment la présomption d'innocence. Malgré la menace de dommages et intérêts, Nice-Matin assure qu'il continuera à solliciter Renaud Muselier pour recueillir ses réponses.

Un contexte politique tendu

Cette plainte intervient dans un climat politique chargé, alors que Renaud Muselier est également sous le feu des critiques d'Éric Ciotti, qui l'exhorte à démissionner de ses responsabilités dans l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2030. L'élu semble vouloir utiliser la voie judiciaire pour faire taire les révélations, mais la rédaction de Nice-Matin se dit déterminée à poursuivre son travail d'investigation.

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