Un homme d'affaires italien résident à Monaco, spécialisé dans les énergies renouvelables, a porté plainte pour violation du secret bancaire et atteinte aux systèmes de traitement automatisé des données. La plainte, déposée fin mars, vise directement Adriano Fossatti, gestionnaire de fortune à la banque Safra, présenté comme l'amant de sa future ex-femme.
Des accusations graves
Diego Biasi, l'époux, estime que Fossatti a utilisé sa position pour collecter des informations patrimoniales confidentielles, permettant à son épouse d'affiner ses exigences financières dans le cadre du divorce. Les détails de cette fuite de données ont été publiés par deux médias en ligne, ce qui porterait atteinte à la Principauté selon les plaignants.
La défense du banquier
Adriano Fossatti nie toute relation intime avec l'épouse, la présentant comme une simple amie. Il souligne que Biasi n'est pas client de la banque Safra, ce qui rend impossible l'accès à ses données bancaires. Son avocat, Me Gérard Baudoux, affirme que son client a simplement aidé une amie à mettre en forme une évaluation patrimoniale basée sur des données publiques et des documents fournis par l'épouse.
Me Baudoux dénonce une instrumentalisation de la justice pénale monégasque pour faire pression dans le divorce, et accuse Biasi de calomnie et diffamation. Il a déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse.
Conséquences immédiates
Adriano Fossatti a été mis à pied à titre conservatoire par la banque Safra. Par ailleurs, l'épouse a fourni une attestation indiquant que le document litigieux a été soustrait frauduleusement de son ordinateur, ouvrant la voie à des accusations de piratage.
Un enjeu financier colossal
Le divorce porte sur un patrimoine estimé à plus de 20 millions d'euros selon l'état patrimonial contesté. Tous les coups semblent permis dans cette affaire qui mêle vie privée, banque et justice.
Le cabinet Alerion, représentant Diego Biasi, n'a pas répondu à nos sollicitations.



