Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a profité du défilé du 1er mai à Paris pour adresser une charge virulente contre le géant pétrolier TotalEnergies. S'exprimant depuis la tête du cortège, il a appelé l'entreprise à « passer à la caisse », dénonçant ses superprofits réalisés dans un contexte de crise énergétique.
Un réquisitoire contre les superprofits
Dans son discours, Mélenchon a fustigé les bénéfices records de TotalEnergies, estimant qu'ils étaient « indécents » alors que des millions de Français peinent à se chauffer. Il a exigé une taxation exceptionnelle des multinationales du secteur fossile, réclamant que l'argent « aille dans les caisses de l'État pour financer la transition écologique et le pouvoir d'achat des plus modestes ».
Une manifestation sous le signe de la colère sociale
Le défilé du 1er mai, marqué par une forte mobilisation syndicale, a été l'occasion pour le leader insoumis de marteler ses propositions phares : blocage des prix de l'énergie, nationalisation temporaire de TotalEnergies et instauration d'un ISF climatique. « Il faut que ceux qui polluent paient », a-t-il lancé, sous les applaudissements de ses partisans.
Cette prise de position intervient alors que le groupe pétrolier annonçait récemment un bénéfice net record de 20 milliards d'euros pour 2025, suscitant l'indignation des organisations écologistes et de gauche. Mélenchon a également critiqué la politique énergétique du gouvernement, qu'il accuse de « laisser faire les profiteurs de crise ».
Un appel à l'unité des gauches
Au-delà de la cible économique, le tribun a appelé à l'unité des forces de gauche pour les prochaines échéances électorales. « Nous devons construire une alternative crédible face au macronisme et à l'extrême droite », a-t-il déclaré, en évoquant la nécessité d'un « front populaire écologique et social ».
La manifestation s'est déroulée sans incident majeur, rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes selon les organisateurs. Les syndicats ont salué la mobilisation, tout en appelant à poursuivre la pression sur le gouvernement pour obtenir des avancées concrètes sur les salaires et les retraites.



