Pour la reprise de l'Élite 1, dimanche 25 octobre à Blagnac, les Montpelliéraines et leur manager Stéphane Ferrière ont défini les qualités que devait avoir une « ciste ». Le club vise la 4e place cette saison, après une 5e place l'an dernier. L'objectif est de gagner en régularité avec de la puissance devant et une ou deux joueuses polyvalentes derrière pour compenser les arrêts des expérimentées comme Morgane Peyronnet et Prune Pegot, ce qui implique de reconstruire la charnière.
Un recrutement sur deux axes
Stéphane Ferrière explique avoir pensé le recrutement sur deux axes. « En premier, l'objectif de club : 5e l'an dernier, on vise la 4e place », précise-t-il. Le deuxième axe est le prolongement : « on doit gagner en régularité avec de la puissance devant et une ou deux joueuses polyvalentes derrière pour compenser les arrêts des expérimentées comme Morgane Peyronnet et Prune Pegot donc une charnière à reconstruire ».
L'intersaison a été longue et a permis d'observer le groupe. « J'ai l'impression que, déjà, il vit très bien. C'est une bonne base de départ car les filles s'entraînent bien, j'ai le sentiment qu'elles ont plaisir à être ensemble et à venir travailler », confie le manager. Physiquement, ce temps a permis de s'affûter sérieusement. Avec le set (amicaux avec Blagnac et Toulouse), « on est allés plus loin que ce à quoi on est habitué ».
Une ossature constante et des recrues « plus-value »
Rugbystiquement, le MHR féminin s'appuie sur une grosse ossature de l'an passé avec un recrutement de joueuses « plus-value » en termes de profondeur. « On a 42 filles d'un niveau homogène, plus puissantes devant pour marquer un peu plus facilement », ajoute Stéphane Ferrière.
Le manager a défini l'éthique attendue : « On a défini l'éthique qu'on aimerait avoir, ce qu'on attendait d'une joueuse de Montpellier ». Une « ciste » est une joueuse « ambitieuse, déterminée et entreprenante ». Il espère en avoir beaucoup : « J'aimerais qu'on ait beaucoup de cistes ! Qui jouent bien au rugby, tentent beaucoup ».
Marine Bérenger, l'archétype de la ciste
Interrogé sur le capitanat confié à Marine Bérenger, Stéphane Ferrière souligne qu'elle représente la ciste. « Morgane Peyronnet occupait le rôle de capitaine avec une énorme réussite donc la question ne se posait pas l'an dernier. Aujourd'hui, oui, Marine Bérenger représente la ciste : elle a une longue histoire au club, un engagement sans faille, ce qui représente une garantie ». Elle est aussi en formation pour devenir entraîneur, ce qui lui donne une réelle réflexion sur le jeu. « Pour nous, elle est la joueuse que tous aimeraient avoir dans son équipe. Elle représente notre récit ».
Le manager estime pouvoir l'épauler avec des joueuses comme Emma Taylor, la recrue canadienne, et la charnière composée de Margaux Ducès et Flavie Gros. « Oui, on a des filles pour prendre les meilleures décisions possibles ».
Les recrues poste par poste
Le recrutement est détaillé poste par poste : piliers Charlotte Etienne (Stade Français) et Lauryn Carlton (Boston Banshees) ; 2es lignes Emma Taylor (Ealing Trailfinders), Anastacia Zyryanova (Espoirs), Flora Micoud (Barcelone), Anna Daniel (Rennes), Floralyne Payeur (La Rochelle) ; 3e ligne Marie Morland (Lyon) ; demi de mêlée Maeva Desarnaud (Colomiers) ; demis d'ouverture Kristin Bitter (Leicester Tigers), Paola Castello (Toulouse), Margaux Duces (Queensland Reds) ; ailiers Monique Coffey (Cheltenham Tigers) et Lucie Moioli (Espoirs).
Le MHR féminin aborde donc cette saison avec des ambitions claires et un effectif renforcé. La rencontre à Blagnac dimanche sera un premier test pour mesurer l'application de cette éthique de « ciste » sur le terrain.