Maxi Zoo, le leader européen des magasins pour animaux de compagnie, a annoncé un plan d'expansion ambitieux visant à conquérir les centres-villes. L'entreprise, qui réalise un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros en 2025, en hausse de 12% par rapport à l'année précédente, entend ouvrir une centaine de nouveaux points de vente d'ici 2028, principalement dans des zones urbaines denses.
Une stratégie de proximité renforcée
« Notre objectif est de nous rapprocher de nos clients, qui vivent de plus en plus en ville », a déclaré Jean-Pierre Delannoy, PDG de Maxi Zoo France. « Les centres-villes offrent un potentiel de croissance important, avec une clientèle jeune et urbaine, souvent propriétaire d'animaux. » L'enseigne, qui compte actuellement 450 magasins en Europe, dont 150 en France, prévoit d'investir 200 millions d'euros dans ce plan d'expansion.
Les nouveaux magasins, d'une surface moyenne de 300 mètres carrés, seront plus compacts que les formats périphériques habituels. Ils proposeront une gamme resserrée de produits, avec un accent sur l'alimentation premium, les accessoires et les services comme le toilettage. « Nous voulons offrir une expérience d'achat pratique et rapide, adaptée aux contraintes des citadins », a ajouté M. Delannoy.
Un marché en pleine croissance
Le marché des animaux de compagnie en France pèse 5 milliards d'euros, en progression de 8% en 2025. Selon une étude de la Fédération des fabricants d'aliments pour animaux familiers, 52% des foyers français possèdent au moins un animal, un chiffre en hausse constante. « La pandémie a renforcé le lien avec les animaux, et les dépenses qui leur sont consacrées augmentent », explique Claire Martin, analyste chez Xerfi.
Maxi Zoo, filiale du groupe allemand Fressnapf, est bien positionné pour capter cette croissance. L'enseigne bénéficie d'une image de spécialiste et d'une offre large, allant des croquettes aux accessoires high-tech. « Nous avons une longueur d'avance sur les supermarchés et les pure players, grâce à notre expertise et à notre service en magasin », affirme le PDG.
Une concurrence accrue en centre-ville
L'arrivée de Maxi Zoo dans les centres-villes pourrait toutefois attiser la concurrence. Des enseignes comme Jardiland ou Truffaut, déjà présentes en ville, pourraient réagir. « Le segment des animaux de compagnie est très disputé, mais il y a de la place pour des acteurs spécialisés », rassure Claire Martin. « Maxi Zoo a les moyens de ses ambitions, avec un chiffre d'affaires en croissance et une marque forte. »
L'expansion se fera principalement via des acquisitions de baux commerciaux et des partenariats avec des promoteurs immobiliers. « Nous cherchons des emplacements de premier choix, à proximité des zones piétonnes et des transports en commun », précise Jean-Pierre Delannoy. « Les loyers sont élevés, mais la fréquentation justifie l'investissement. »
Le plan prévoit également une montée en puissance du digital, avec un site e-commerce repensé et un programme de fidélité enrichi. « Le client veut pouvoir acheter en ligne et retirer en magasin, ou se faire livrer rapidement », souligne le PDG. « Nous devons être omnicanaux. »
Un impact sur l'emploi
Ce développement devrait créer 1 500 emplois en France d'ici 2028, principalement des postes de vendeurs et de toiletteurs. « Nous recrutons des passionnés d'animaux, capables de conseiller les clients », indique la direction des ressources humaines. Maxi Zoo prévoit également de former ses équipes à la nutrition animale et au comportement canin.
L'enseigne mise sur la qualité de service pour fidéliser une clientèle exigeante. « Dans nos magasins, le client trouve des produits de qualité, mais aussi des conseils personnalisés », explique un responsable de magasin à Lyon. « C'est ce qui fait la différence avec la grande distribution. »
Avec ce plan, Maxi Zoo espère consolider sa position de leader en Europe et atteindre un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros d'ici 2028. « Nous avons une feuille de route claire : grandir en ville, sans perdre notre âme de spécialiste », conclut Jean-Pierre Delannoy.



