Le Marché aux affaires de Lunel, dans l'Hérault, a décidé de retirer de la vente les pièges à colle destinés à capturer les rongeurs. Cette décision fait suite à une pétition lancée par l'association de protection animale Paz (Projet Animaux Zoopolis), qui a recueilli plus de 23 000 signatures. L'enseigne a officiellement renoncé à commercialiser ces dispositifs, marquant ainsi une première victoire pour le collectif qui milite depuis 2024 pour leur interdiction.
Une pétition qui a fait mouche
La pétition, initiée en 2024, dénonce la cruauté de ces plaques recouvertes d'un adhésif très puissant. Selon Paz, les animaux qui se retrouvent piégés subissent une agonie lente et douloureuse. « Les animaux piégés agonisent des heures, voire des jours, englués sur la plaque. Certains se déchirent la peau, rongent leurs propres membres ou se brisent les os en essayant de se décoller », alerte l'association dans un communiqué.
L'impact ne se limite pas aux rongeurs. Paz souligne que ces pièges ne sont pas sélectifs et causent la mort d'autres animaux : « Des oiseaux et petits mammifères comme des hérissons y meurent aussi englués. » Cette non-sélectivité aggrave encore la dangerosité de ces dispositifs pour la biodiversité locale.
Vers une interdiction nationale ?
Fort de ce succès à Lunel, le collectif entend poursuivre son combat à plus grande échelle. L'association vise désormais les grandes enseignes nationales, notamment Carrefour, le groupe Casino et les Mousquetaires. L'objectif est d'obtenir le retrait de ces pièges de tous les rayons en France, puis une interdiction législative complète.
Cette action s'inscrit dans une campagne plus large de sensibilisation sur les méthodes de lutte contre les nuisibles. Paz préconise des alternatives plus respectueuses des animaux, comme les pièges à ressort ou les dispositifs d'éloignement ultrasonique. L'association rappelle que la souffrance animale est un enjeu éthique majeur, mais aussi un sujet de santé publique, car les cadavres en décomposition peuvent attirer d'autres nuisibles.
Une décision saluée par les défenseurs des animaux
La décision du Marché aux affaires de Lunel a été saluée par de nombreux défenseurs des animaux, qui y voient un signe d'évolution des mentalités. Pour Paz, c'est la preuve que la mobilisation citoyenne peut faire bouger les lignes. « Chaque signature compte, chaque action locale compte. Nous espérons que d'autres enseignes suivront cet exemple », a déclaré un porte-parole de l'association.
Dans l'attente d'une réglementation nationale, les consommateurs sont invités à vérifier la composition des produits anti-rongeurs et à privilégier des solutions non létales. Le combat de Paz ne fait que commencer, et l'association compte bien étendre son influence à d'autres secteurs, comme la vente en ligne, où ces pièges restent largement disponibles.



