France : 7e année championne des investissements étrangers en Europe
France championne des investissements étrangers en 2025

En 2025, la France a attiré 852 projets sur 5 026 recensés dans 47 pays européens, conservant ainsi sa position de championne européenne de l’attractivité des investissements étrangers pour la septième année consécutive. Elle devance le Royaume-Uni (730 projets) et l’Allemagne (548 projets), malgré un contexte international chahuté qui a pesé sur les investissements. Toutefois, cette position est fragilisée par une concurrence accrue et un manque de visibilité politique, selon le cabinet de conseil EY.

Un contexte international difficile

Le baromètre de l’attractivité de la France, publié mercredi 20 mai à une dizaine de jours du sommet Choose France prévu le 1er juin à l’Élysée, révèle que le nombre de projets en France a reculé de 17 % par rapport à 2024. Cette baisse est plus marquée que chez ses principaux concurrents : -14 % au Royaume-Uni, -10 % en Allemagne et -7 % en moyenne en Europe. L’année 2025 est décrite comme « très compliquée pour l’investissement international » par Marc Lhermitte, associé chez EY, en raison de chocs de toute nature et de crises structurelles, notamment dans l’automobile.

Les secteurs en pointe et en difficulté

La France a attiré plus de projets liés à l’intelligence artificielle que les autres pays européens, avec une augmentation de 26 % pour atteindre 53 projets. En revanche, l’industrie a souffert, particulièrement l’automobile, la chimie et la métallurgie. Le nombre de sites industriels implantés ou agrandis a reculé de 15 % à 354. Le baromètre note également un retrait marqué des entreprises américaines et allemandes, qui ont diminué de moitié leurs investissements en France depuis 2022.

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Concurrence accrue des pays d’Europe méridionale et centrale

La France subit une concurrence plus intense de pays comme l’Espagne, le Portugal, la Pologne, la Roumanie et la Turquie, qui offrent des coûts plus compétitifs et une réglementation plus agile. L’incertitude politique depuis les législatives anticipées de l’été 2024 a également pesé sur l’attractivité française.

Emplois créés : la France gagne une place

En termes d’emplois créés par les projets d’investissement, la France est passée de la troisième à la deuxième place en 2025, avec 27 921 emplois, talonnant le Royaume-Uni (28 867). La baisse de 4 % en un an est plus limitée qu’au Royaume-Uni (-24 %) et qu’en Europe (-25 %). Cependant, la moitié des emplois ont été générés par seulement 5 % des projets, principalement dans la logistique liée au e-commerce. Dans l’industrie, les emplois nouveaux ont reculé de 10 % à 11 109, et en tenant compte des destructions d’emplois, seuls 1 376 emplois nets ont été créés, soit une chute de 66 %.

Perspectives pour 2026

Selon l’enquête d’EY menée auprès de 200 investisseurs, 57 % d’entre eux prévoient d’investir en France en 2026, soit une baisse de 5 points par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, 78 % des investisseurs estiment qu’un retour à une situation politique et économique normale ne se produira pas avant deux ou trois ans.

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