Enfin ! Les États-Unis voient le bout du dernier « shutdown » en cours. La Chambre des représentants a adopté, jeudi 30 avril, un texte permettant de financer en grande partie le ministère de la Sécurité intérieure, mettant fin à une paralysie budgétaire partielle de plus de 70 jours. Le projet de loi doit désormais être promulgué par Donald Trump.
Origine du conflit
Ce « shutdown » partiel a pour origine un désaccord profond entre républicains et démocrates sur les pratiques de la police de l'immigration, l'ICE. Le financement du ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) avait expiré le 14 février, faute d'accord au Congrès.
Conséquences pour les fonctionnaires
Depuis cette date, des milliers de fonctionnaires fédéraux étaient au chômage technique, tandis que les agents essentiels continuaient de travailler sans être payés. Lors d'un « shutdown », les salaires des agents concernés sont en effet gelés, ce qui fragilise le fonctionnement des administrations.
Cette situation a poussé certains employés à se déclarer malades ou à démissionner, en particulier au sein de la TSA, chargée de la sécurité dans les aéroports. Lors des premières semaines de la crise, le transport aérien a été fortement perturbé, avec des files d'attente pouvant atteindre plusieurs heures dans certains aéroports américains.
Mesures d'urgence
Pour limiter les effets de cette crise, Donald Trump avait autorisé le déblocage de fonds afin de rémunérer temporairement les agents du DHS. La Maison-Blanche avait toutefois averti que ces ressources exceptionnelles arrivaient à épuisement, ravivant les craintes de perturbations accrues.
Compromis au Sénat
Fin mars, le Sénat a adopté un texte finançant l'essentiel du DHS, mais en excluant l'ICE et la police aux frontières (CBP), dans un contexte de tensions liées aux demandes de réformes des démocrates après la mort de deux Américains à Minneapolis en janvier. D'abord refusé par la Chambre des représentants, ce compromis a finalement été approuvé à l'unanimité, tandis qu'un autre projet vise à assurer sur trois ans le financement de ces deux agences sans avoir besoin du soutien démocrate.



