Facturation électronique : Weproc, TPE toulonnaise, dans le top 30 des plateformes
Facturation électronique : Weproc dans le top 30

Weproc, PME toulonnaise spécialisée dans la digitalisation des achats en entreprise depuis 2019, se positionne à la 30e place sur 158 plateformes agréées de facturation électronique en volume d'activité. La société, qui a participé cette semaine à la réunion organisée par le ministère de l'Économie avec les plateformes agréées, se prépare à subir un audit de conformité au cahier des charges de l'État.

Une réunion sur la cybersécurité après l'attaque de la DGFiP

Conviée par Bercy en amont du lancement de la réforme de la facturation électronique le 1er septembre, Weproc a pris part aux échanges sur les attentes en matière de cybersécurité. Cette réunion fait suite à la cyberattaque de la DGFiP. Steven Oziol, PDG et cofondateur de Weproc, explique : « Le but était de rappeler les attentes en matière de cybersécurité, à la suite de la Cyberattaque de la DGFiP. Nous avons compris que nous aurions des pentest (simulation d'attaque informatique autorisée pour évaluer la sécurité d'un système, Ndlr) à faire pour démontrer notre robustesse ».

Comme tous ses concurrents, Weproc devra également subir un audit prochainement afin de valider sa conformité au cahier des charges de l'État. La TPE de 11 salariés a déjà investi environ 150 000 euros pour être habilitée à communiquer avec le portail public de facturation.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un marché en concentration et des exigences strictes

Parmi les 158 plateformes agréées à ce jour, 38 sont étrangères et originaires de 11 pays différents. Steven Oziol s'attend à une diminution du nombre d'acteurs habilités dans les mois à venir, soit faute de répondre aux exigences de l'audit, soit en raison d'absorptions par d'autres plateformes. « Il va y avoir de la concentration », analyse le spécialiste de la gestion des achats.

La condition pour rester dans la liste est d'héberger les données en France. Weproc utilise Outscale, le cloud de Dassault, précise l'entrepreneur. Cette exigence pourrait écarter certains acteurs, notamment étrangers.

48 000 organisations connectées et une offre gratuite

Weproc revendique actuellement 48 000 organisations connectées à sa plateforme labellisée, soit environ 200 clients, car certains en comptent plusieurs. Une quarantaine d'entités étaient déjà clientes, mais les intégrateurs, déjà producteurs d'outils de gestion, représentent le gros du volume avec 45 000 entreprises. « Nous sommes aujourd'hui 30e sur les 158 plateformes en volume d'activité ! », s'enorgueillit le Toulonnais.

La société propose également une offre gratuite pour les utilisateurs qui n'émettent et ne réceptionnent pas plus de 15 documents par mois, essentiellement des autoentrepreneurs. Steven Oziol justifie ce choix : « Nous avons tenu à proposer ce service, d'autant que peut-être par la suite ils deviendront nos clients pour des produits payants ».

Un sujet politique et des inquiétudes des clients

Weproc fait face à de nombreuses questions et inquiétudes de ses clients. « Nous sommes devenus le porte-parole de l'État, c'est aussi à l'ordre du jour de la Rencontre des Entrepreneurs de France du Medef, la facturation électronique est devenue un sujet politique ! », déclare le PDG. Bercy annonce que plus de la moitié des entreprises assujetties ont déjà choisi leur plateforme agréée, mais Steven Oziol évoque un taux de 39 % selon les sources internes à la filière.

Les plateformes doivent de nouveau se réunir à l'invitation de l'Agence pour l'Informatique financière de l'État le 3 septembre pour un point sur l'entrée en vigueur de la réforme.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale