La situation économique de Cuba ne cesse de se dégrader. Les autorités cubaines ont annoncé mercredi la suspension des opérations réalisées avec les cartes Visa et Mastercard, à compter de samedi. Cette décision fait suite à la rupture des relations entre une banque étrangère, chargée de traiter ces transactions, et Fincimex S.A., la branche financière du conglomérat cubain Gaesa, qui est visé par les sanctions américaines.
Un communiqué de la Banque centrale cubaine
Dans un communiqué officiel, la Banque centrale cubaine a indiqué qu'« en date du 2 juin, une communication a été reçue de la part de la banque étrangère qui traite les opérations effectuées à Cuba au moyen de cartes Visa et Mastercard, informant de l'interruption de sa relation avec Fincimex S.A. ». L'institution précise également que cet établissement bancaire, dont le nom n'a pas été dévoilé, a estimé qu'« il devient illicite et impossible de poursuivre l'exécution des accords avec l'entité cubaine ».
La stratégie d'asphyxie américaine
Selon La Havane, cette décision découle directement des nouvelles mesures prises par Washington. La Banque centrale affirme que « cette interruption est directement en lien avec l'ordre exécutif » signé le 1er mai par Donald Trump et qu'elle « fait partie de la stratégie d'asphyxie contre le peuple cubain ». Depuis janvier, l'administration américaine applique une politique de pression maximale contre l'île, qu'elle considère comme « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis.
Des sanctions renforcées contre Gaesa
Les nouvelles sanctions ciblent notamment le Groupe d'administration d'entreprises (Gaesa), un conglomérat lié à l'armée et présent dans plusieurs secteurs stratégiques de l'économie cubaine. Déjà sous sanctions, Gaesa fait désormais l'objet de mesures coercitives secondaires qui visent également les entreprises qui collaborent avec lui. Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), ces sociétés ont jusqu'au vendredi 5 juin pour se conformer aux nouvelles règles.



