La Taula à Périgueux : Christine Maurence cherche repreneur pour sa retraite
Christine Maurence vend La Taula pour une retraite active

Depuis vingt ans, Christine Maurence a fait de La Taula une institution de la cuisine périgourdine à Périgueux. Aujourd'hui, elle souhaite prendre une retraite active en Périgord vert et espère qu'un repreneur se manifestera rapidement.

Une institution née d'un coup de cœur

Christine Maurence régale ses clients fidèles et touristes de passage place de la Clautre depuis décembre 2005. La cheffe et fondatrice du restaurant La Taula a pris la décision mûrement réfléchie de mettre en vente son établissement, idéalement situé surplombé par la cathédrale Saint-Front. Avec le temps, ce lieu est devenu une référence de la gastronomie locale.

La cuisine est une affaire de famille pour Christine Maurence. Ses parents tenaient Le Vieux Pavé à Périgueux, rue de la Sagesse, après avoir monté une Ferme du Périgord à Paris, dans le 5e arrondissement. C'est dans la capitale qu'elle a fait ses premières armes, avant d'intégrer Le Ritz en stage, puis de lancer sa propre affaire dans le 17e : Le Chateaubriand. « J'y ai passé quinze ans », confie-t-elle.

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Une cuisine de marché simple et généreuse

Au début des années 2000, elle retrouve ses racines périgourdines et succombe à un coup de cœur pour une bâtisse de vieilles pierres, avec plafonds en bois et tomettes au sol. Elle en fait La Taula, « la table » en occitan, ouverte en décembre 2005. « C'était un endroit qui me correspondait bien, à taille humaine, avec un bel emplacement », se souvient-elle.

Pendant vingt ans, elle y a imposé son style : une « cuisine de marché, simple et généreuse, avec des produits de qualité » et de saison. Ses spécialités incluent les rognons de veau, les abats et le canard. Pour elle, la plus belle récompense a toujours été les compliments de ses convives : « Le client qui descend dans la cuisine pour vous remercier d'avoir si bien mangé. Ça, c'est satisfaisant », dit-elle.

Une retraite active en perspective

Christine Maurence souligne la solidité de son équipe, avec un collaborateur présent depuis l'ouverture. Si elle s'apprête à quitter La Taula, elle ne compte pas abandonner les fourneaux. Elle prépare déjà une « retraite active » en Périgord vert, du côté de Sorges-et-Ligueux-en-Périgord, où elle compte ouvrir un gîte avec chambres et table d'hôtes, complété par des cours de cuisine. L'idée est de continuer à transmettre son savoir-faire, mais avec plus de liberté. « Je ne veux plus être prise du 1er janvier au 31 décembre. Je veux avoir du temps à moi, peut-être aussi pour voyager », confie-t-elle.

L'arrêt programmé de son activité quotidienne suscite chez elle une légère appréhension : « J'ai presque peur d'être un peu désemparée ». Elle aborde néanmoins ce tournant avec sérénité : « Je vais me reconstruire autrement ». Pour elle, une nouvelle aventure commence.

Une association mère-fille pour l'été

Avant de partir, elle s'apprête à vivre un énième été à La Taula, avec sa fille Julie, avec laquelle elle s'associera le temps de la saison. Set designer et styliste culinaire, Julie Maurence a travaillé pour de grandes maisons comme LVMH, le Groupe Accor et Moët & Chandon, réalisant leurs projets visuels. En 2025, elle a créé Platplat Studio, un studio créatif dédié à l'art de la table et au stylisme culinaire, qu'elle anime via les réseaux sociaux. Un sens du esthétique bientôt mis au service des bons petits plats de sa mère.

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