À partir du lundi 24 août, les utilisateurs de ChatGPT en France et dans 30 pays européens, dont l'Allemagne, l'Espagne et la Belgique, verront des publicités s'inviter dans leurs conversations avec l'agent conversationnel. L'entreprise américaine OpenAI, à l'origine de cette décision, met fin à l'expérience fluide et sans interruption qu'offrait jusqu'ici la version gratuite de son IA.
Un déploiement après six mois de tests aux États-Unis
Cette intégration publicitaire intervient plus de six mois après les premiers tests menés par OpenAI aux États-Unis. Le dispositif concerne la version gratuite de ChatGPT ainsi que l'abonnement à petit prix. L'objectif est de générer de nouveaux revenus pour financer l'infrastructure et les investissements colossaux nécessaires au développement de l'intelligence artificielle.
Selon un communiqué d'OpenAI, « les publicités sont clairement identifiées et séparées des réponses de ChatGPT. Elles n'influencent pas ces réponses, les annonceurs n'ont pas accès aux conversations des utilisateurs et ces derniers gardent le contrôle ». La start-up assure ainsi que les informations et conseils fournis par l'IA restent distincts des contenus promotionnels.
Un modèle calqué sur Google et Meta
Avec cette évolution, OpenAI aligne son modèle économique sur celui des géants du numérique Google et Meta, dont la puissance repose en premier lieu sur la publicité adossée à leurs services gratuits. L'entreprise, qui a dépassé en juillet le cap du milliard d'utilisateurs actifs dans le monde, est sous pression pour diversifier ses sources de revenus.
Les utilisateurs devront désormais apprendre à naviguer entre les réponses générées par l'IA et les annonces publicitaires, même si OpenAI promet une séparation claire. Cette décision marque un tournant dans la stratégie de monétisation de l'entreprise, qui cherche à équilibrer gratuité et rentabilité face à des concurrents établis.



