Canicule au travail : la CGT réclame une révision urgente de la loi, le gouvernement privilégie des accords par métier
Canicule : la CGT demande une loi, le gouvernement préfère des accords

Alors qu'une nouvelle vague de chaleur s'abat sur la France, la CGT a appelé ce mercredi à une modification urgente de la loi pour mieux protéger les travailleurs exposés à des températures extrêmes. De son côté, le gouvernement privilégie des accords par métier, une approche jugée insuffisante par le syndicat.

La CGT dénonce un vide juridique

Dans un communiqué, la CGT estime que la législation actuelle est « inadaptée » face aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents et intenses. Le syndicat réclame l'instauration d'une température maximale au-delà de laquelle le travail serait interdit, ainsi que des mesures de prévention renforcées. « Il est urgent de fixer des seuils clairs et contraignants, comme cela existe déjà dans certains pays », a déclaré un représentant de la CGT.

Selon la CGT, environ 2 millions de travailleurs seraient exposés à des températures dangereuses pendant les vagues de chaleur, notamment dans les secteurs du BTP, de l'agriculture et de la logistique. Le syndicat pointe également le manque de données sur les accidents du travail liés à la chaleur.

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Le gouvernement mise sur le dialogue social

En réponse, le gouvernement a indiqué privilégier des accords de branche plutôt qu'une loi unique. « Chaque métier a ses spécificités, il est plus efficace de négocier des mesures adaptées à chaque secteur », a expliqué le ministère du Travail. Cette position est critiquée par la CGT, qui y voit une « énième tentative de contourner les obligations légales ».

Le gouvernement rappelle toutefois que des discussions sont en cours avec les partenaires sociaux pour améliorer la prévention des risques liés à la chaleur. Plusieurs branches professionnelles ont déjà signé des accords prévoyant des pauses supplémentaires, la mise à disposition d'eau fraîche ou l'adaptation des horaires de travail.

Des exemples concrets à l'étranger

La CGT s'inspire de modèles étrangers, comme en Espagne où le travail en extérieur est interdit au-delà de 35 degrés Celsius, ou en Belgique où des seuils de température sont fixés par secteur. En France, aucune règle similaire n'existe au niveau national, laissant les employeurs libres d'apprécier les risques.

Selon une étude de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), les épisodes de canicule augmentent de 20% le risque d'accidents du travail, notamment dans les secteurs les plus exposés. La CGT estime que ces chiffres justifient une action législative rapide.

Un débat qui s'annonce vif

Alors que les prévisions météorologiques annoncent un été particulièrement chaud, le débat sur la protection des travailleurs face à la canicule risque de s'intensifier. La CGT promet de multiplier les actions de sensibilisation et de pression sur le gouvernement, tandis que ce dernier mise sur la négociation collective. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si une évolution législative est possible.

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