Budget 2026 : prudence et critiques sur les investissements
Budget 2026 : prudence et critiques sur les investissements

Les élus ont présenté le budget primitif pour 2026. Qualifié d'équilibré et prudent par la majorité, il n'est pas du goût de l'opposition qui critique le choix des investissements. Dernier des quatorze points inscrits à l'ordre du jour, mais non des moindres, le budget primitif était soumis aux élus mercredi 29 avril pour leur approbation.

Présentation du budget par l'adjointe aux finances

C'est l'adjointe aux finances et aux ressources humaines, Stéphanie Menouvrier, qui s'est chargée de la présentation. « Nous avons voulu être prudents. Tenir compte des dispositions de la loi de finances, faire attention aux baisses de la dotation globale (-9,3 %), de la diminution de l'abattement sur les valeurs locatives (-19,3 %), de la poursuite de l'augmentation des taux de cotisation (de 34,65 % à 37,65 %) pour les retraites des agents, et – point positif en revanche – de la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives cadastrales (+ 0,8 %) », a-t-elle introduit.

4,6 millions d'euros d'investissement

Le budget principal de fonctionnement s'équilibre ainsi à hauteur de 8,9 millions d'euros. « Avec ce projet de budget, nous sommes en deçà de ce qui a été réalisé en 2025, de manière significative d'environ 550 000 euros. Cela prouve notre volonté de maîtrise… », a ajouté l'adjointe. Le montant des investissements s'équilibre quant à lui à hauteur de 4,6 millions d'euros. Les projets les plus significatifs concernent des travaux à la base de loisirs et sur les bâtiments communaux, la végétalisation du Cloître des Carmes, l'amélioration énergétique, des études sur la requalification des halles, la réhabilitation de la salle des fêtes, la voirie, les équipements sportifs, et les premières étapes dans la future réalisation de l'espace associatif au stade municipal.

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Critiques de l'opposition sur les choix d'investissement

Le chef de file de l'opposition municipale, Jean-François Mougard, toujours aussi alerte et concerné par l'ensemble des sujets, a pris la parole à de nombreuses reprises pendant ce conseil. Il a notamment vivement critiqué les choix d'investissement. « 37 000 euros pour les travaux dans les écoles et 30 000 euros pour un espace canin ! Chacun appréciera les proportions… Ce sont des choix politiques. Les vôtres. Je considère que c'est trop peu pour les écoles, des priorités devraient être faites », a-t-il lancé au maire, Christophe Cabri.

Réponse de la majorité : agir sans se précipiter

C'est Sandra Pérot, adjointe aux affaires scolaires, à l'enfance et à la jeunesse, et par ailleurs professeure des écoles, qui lui a répondu : « Ne croyez pas que les écoles ne nous importent pas, bien au contraire. Je suis bien placée pour en parler. Mais on a envie de faire les choses bien. Le choix a été fait de prendre la globalité, de réfléchir à comment on allait séquencer, et prendre quelques mois de recul avec de vraies expertises pour pouvoir agir au mieux sans se précipiter. »

Dette et budgets annexes

En ce qui concerne la dette de la commune, elle s'élève à 5,4 millions d'euros, avec une capacité de désendettement de 3,61 années, jugée « très bonne ». Enfin, pour ce qui est des budgets annexes, les principales dépenses concernent la régie de chauffage urbain qui nécessitera des travaux pour environ 1,3 million d'euros ; le forage, les eaux et la géothermie pour près d'1,8 million d'euros, ou encore la réfection de la géomembrane de la lagune des Antilles pour plus de 350 000 euros. Autant de sujets à couvrir ultérieurement.

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