Le budget 2026 de la communauté de communes a été adopté à l'unanimité. Il est marqué par la mise en place d'un budget spécifique dédié à la gestion foncière et l'exploitation de l'ancienne friche transformée en pôle cinéma. 3,2 millions d'euros de dépenses nouvelles en investissement (sur 8,7 millions au total) : c'est l'un des chiffres à retenir du budget 2026 adopté à l'unanimité par les conseillers communautaires réunis jeudi soir 30 avril à Sainte-Nathalène. Une collectivité décrite comme « fragile financièrement » par son président (PS) Benoît Secrestat (Proissans) et qui souhaite « améliorer l'attractivité du territoire ».
Trois priorités définies
Trois « priorités » ont été définies : lancer la rénovation du centre de loisirs du Ratz Haut, travailler à la véloroute voie verte et s'atteler au projet de piscine couverte. Parmi les dépenses à retenir, citons les 100 000 euros d'honoraires pour le recrutement de médecins hospitaliers, ou encore la mise en place de 70 000 euros d'aides directes pour les entreprises.
Fiscalité stable
Les taux de fiscalité locale sont maintenus. À noter que la contribution des entreprises (avec la CFE) est supérieure à celle des ménages avec 2,3 millions d'euros contre 1,4 million d'euros. Benoît Secrestat a également souligné que les dotations versées par la CAF et la MSA étaient « supérieures » à la DGF versée par l'État en raison du poids du service petite enfance, enfance et jeunesse.
Quelles dépenses ?
La fraction de TVA reçue en compensation depuis la suppression de la taxe d'habitation est aussi plus importante que les impôts des ménages avec 2,4 millions d'euros mais « n'est pas dynamique quand l'économie est en berne » commente le président de la CdC qui va s'adjoindre les services d'un directeur général des services à temps complet. La conséquence du choix du maire Basile Fanier de démutualiser ce poste qui était partagé entre les deux collectivités.
Un budget annexe pour le pôle cinéma
Un budget annexe a été créé pour la requalification en pôle cinéma et audiovisuel (formation, studios et ressourcerie) de l'ex friche France Tabac qui sera désormais régie par l'association Sarlat Cinéma. Étienne Rouquie (Saint-Vincent le Paluel) a présenté ce premier budget qui a vu la CdC attribuer 215 000 euros pour le fonctionnement. En investissement, sont engagés 220 000 euros nécessaires à l'achat de l'usufruit du site (évalué à 2,3 millions d'euros au total) qui appartient à l'EPF (établissement public foncier) de Nouvelle-Aquitaine. Et 235 000 euros pour des études et diagnostics préalables au projet qui va occuper 27 500 m², soit 32 % de la surface de la friche comprenant les bâtiments H (15 000 m²), B (6 000 m²) et I (1 400 m²). Le reste a été cédé à deux entreprises et à la CdC.
Financement du projet
Pour rappel, ce sont 10,3 millions d'euros qui seront dédiés à la transformation de l'ex usine, un financement établi entre quatre partenaires : région (3,7), CdC (3,2), département (2,4) et État (1). La CdC contractera un emprunt « dont le remboursement sera assuré par l'association gestionnaire du site avec un loyer », a précisé l'élu.
Succès d'Habitat jeunes
Le taux d'occupation de la résidence Habitat jeunes, les logements situés derrière le lycée Joséphine-Baker, est de 86 %. Les locataires demeurent neuf mois en moyenne. 46 % d'entre eux résident hors département mais en Nouvelle-Aquitaine tandis que 30 % sont hors région. 22 % sont des apprentis ou alternants, 18 % sont en CDD ou CDI et 46 % sont étudiants ou stagiaires. « Il faudrait une seconde résidence ! », s'est exclamé Benoît Secrestat.



