À l'occasion de l'ouverture du Festival de Cannes, BNP Paribas se distingue en finançant plus d'un film français sur deux. La banque a participé au financement de 33 films sélectionnés pour le Festival de Cannes qui s'ouvre ce 12 mai, dont six en compétition officielle. Rencontre avec des financeurs passionnés de cinéma.
Un engagement historique dans le cinéma
Le comte de Monte-Cristo, Un P'tit Truc en plus, L'attachement, la Vénus électrique et bien d'autres comptent parmi les films dont la production a été en partie financée par BNP Paribas. À l'occasion de la 79e édition du Festival international du Film (FIF) qui se tient à Cannes du 12 au 23 mai, nous avons souhaité parler de ce qui se joue avant la sortie en salle. Plus d'un film sur deux produit en France étant financé par BNP Paribas, nous nous sommes naturellement tournés vers Henri de Roquemaurel et Claire-Hélène Massot, respectivement directeur et directrice adjointe du Département Image & Médias du groupe. Un groupe qui accompagne l'industrie du cinéma depuis 1917.
Qui est financé ?
Les producteurs, les diffuseurs et les canaux de diffusion (télécoms). 150 films sont ainsi accompagnés par BNP Paribas en France chaque année, ce qui représente environ la moitié de la production française. 33 ont été sélectionnés pour le FIF de Cannes cette année, dont 6 en compétition officielle comme Garance de Jeanne Herry avec Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau.
Concrètement, comment ça se passe ?
Soit la banque intervient à travers des crédits de production, soit via une SOFICA (société pour le financement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle). Avec un crédit de production, BNP Paribas relaie des créances. Le producteur construit son plan de financement après avoir convaincu un distributeur, des chaînes de télé, une région… Disons qu'il lui faut 10 millions. L'expertise de la banque est d'analyser si ce producteur, avec les caractéristiques techniques et artistiques du film, est capable de livrer le film avec cette somme. Un tournage en studio sera moins risqué qu'un tournage en pleine mer, par exemple. Toutes ces créances étant payées au producteur à la sortie du film, la banque lui avance les fonds afin qu'il puisse payer les frais du tournage (rédaction d'un script, décors, costumes, location du studio, effets spéciaux, etc.).
Le rôle des SOFICA
Quand la banque passe par une SOFICA, elle lève chaque année auprès de sa clientèle des fonds qui seront investis dans des films. En contrepartie de cet investissement, elle obtient des droits sur l'exploitation du film (par exemple les entrées en salle, les ventes aux télévisions ou plateformes). Le choix de ces investissements est fait par un collège d'experts indépendants (producteurs, distributeurs, vendeurs internationaux, etc.). Dans le cadre des SOFICA, BNP Paribas prend un risque sur le succès du film. La banque intervient aussi sur du crédit corporate classique pour les sociétés de distribution ou les médias qui investissent dans ces films.
Budget moyen et types de films
Le budget moyen pour faire un film dépend de nombreux paramètres, mais en moyenne, il tourne autour de 4 millions d'euros. BNP Paribas finance aussi bien des films d'auteur que des films commerciaux, ainsi que des séries comme Les lionnes sur Netflix, l'animation, l'édition ou encore le jeu vidéo.
Un soutien plus large au cinéma
BNP Paribas est partenaire d'une trentaine de festivals en Europe, comme la Semaine de la critique ou la Quinzaine des cinéastes. Chaque année, la banque invite 100 000 personnes au cinéma, dont 75 000 en France.
Investissement global
Près de 350 millions de crédits ont été mis en place en 2025 pour les 150 films français et internationaux que BNP Paribas a accompagnés. Au total, la banque comptabilise 2,5 milliards d'euros d'encours de crédits dédiés au cinéma, aux séries, à l'animation et aux jeux vidéo.



