Amende record de 890 millions d'euros infligée à Google par la Commission européenne
Amende record de 890 millions d'euros à Google

La Commission européenne a infligé une amende record de 890 millions d'euros à Google pour abus de position dominante dans le secteur de la publicité en ligne. Cette décision, annoncée le 23 juillet 2026, risque de raviver les tensions commerciales avec les États-Unis, Donald Trump ayant déjà dénoncé à plusieurs reprises ce qu'il considère comme un ciblage injuste des entreprises américaines par l'Union européenne.

Des pratiques anticoncurrentielles dans la publicité en ligne

Selon l'enquête menée par Bruxelles, Google a abusé de sa position dominante en imposant des clauses restrictives dans ses contrats avec les éditeurs de sites web, les empêchant de recourir à des services de publicité concurrents. Ces pratiques auraient duré de 2014 à 2022, permettant à Google de verrouiller le marché de la publicité display et de facturer des commissions excessives.

La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a déclaré : « Google a utilisé sa position dominante pour étouffer la concurrence dans le secteur de la publicité en ligne, au détriment des éditeurs et des consommateurs. Cette amende reflète la gravité et la durée de l'infraction. »

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Un risque de tensions avec Washington

Cette sanction intervient dans un contexte de relations déjà tendues entre l'Union européenne et les États-Unis. Donald Trump, candidat à la présidentielle américaine de 2026, a immédiatement réagi sur son réseau social, qualifiant l'amende de « attaque injuste contre une grande entreprise américaine » et menaçant de représailles commerciales.

« L'Europe continue de cibler nos entreprises avec des amendes absurdes. Cela ne restera pas sans réponse », a écrit Trump. Les experts estiment que cette affaire pourrait compliquer les négociations commerciales entre les deux blocs, déjà fragilisées par les différends sur les subventions aux technologies vertes.

Google conteste la décision

Google a annoncé son intention de faire appel de cette décision devant la Cour de justice de l'Union européenne. Dans un communiqué, le géant américain estime que l'amende est « disproportionnée » et que ses pratiques étaient « conformes aux règles de concurrence ». L'entreprise argue que les éditeurs avaient la liberté de choisir d'autres prestataires et que ses services offraient une valeur ajoutée.

Cette amende porte à plus de 8 milliards d'euros le montant total des sanctions infligées à Google par la Commission européenne depuis 2017. Les précédentes amendes concernaient notamment son comparateur de shopping (2,42 milliards en 2017), son système Android (4,34 milliards en 2018) et ses pratiques dans la publicité AdSense (1,49 milliard en 2019).

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