La municipalité d'Alès et Alès Agglomération accélèrent le développement de l'enseignement supérieur sur leur territoire. Lors d'une conférence de presse tenue à l'auditorium de Myriapôle, le maire Christophe Rivenq a annoncé plusieurs mesures phares : la création d'un Bureau de la vie étudiante d'Alès (BVEA), un espace de vie étudiante, un site internet dédié, et une journée d'intégration inter-établissements. Ces annonces s'accompagnent d'un investissement municipal de près de 6,5 millions d'euros pour l'éducation, sur un budget total d'environ 45 millions d'euros.
Un constat alarmant : un bachelier sur deux ne poursuit pas en post-bac
Christophe Rivenq a justifié cette priorité par un constat local : « Un bachelier sur deux ne poursuit pas en post-bac. Ce n'est pas normal. Ce n'est pas acceptable. Et un peu frustrant pour nous. » Pourtant, le territoire dispose de 57 parcours de bac +1 à bac +3, répartis dans 21 structures, et compte 2 200 étudiants, dont entre 1 500 et 1 600 à IMT Mines Alès, qualifiée par le maire d'« arbre qui cache la forêt ».
L'enseignement supérieur local est confronté à « deux écueils » : le manque de communication entre les établissements post-bac et l'absence de vie estudiantine à Alès. Pour y remédier, le Conseil de l'enseignement supérieur d'Alès Agglomération, créé en 2024, a permis de « mettre tout le monde autour de la table », et « les choses ont beaucoup avancé », selon Christophe Rivenq.
Nouvelles formations et dispositif PARéo pour l'orientation
Cette rentrée voit l'arrivée de nouvelles formations, dont le dispositif PARéo (Parcours pour réussir et s'orienter), en partenariat avec l'université de Nîmes. Destiné aux jeunes bacheliers en pleine orientation, il vise à faciliter la transition entre le lycée et un cursus adapté à leurs besoins et aspirations. Thierry Bazalgette, maire de Bagard et vice-président de l'Agglo en charge de ce domaine, « partage cette idée de dynamiser l'enseignement supérieur, car il y a un gros manque. Je suis ravi de ces avancées. »
Par ailleurs, un espace de vie étudiante sera créé, avec un lancement le 13 octobre dans les arènes, lors d'une journée d'intégration inter-établissements. Un « Village étudiants » verra le jour à l'espace Alès-Cazot, où un kit de bienvenue comprenant une « carte étudiant » du territoire sera remis à chaque étudiant. Un site internet dédié, www.etudier-a-ales.fr, est déjà en ligne.
Un BDE inter-établissements et un concours créatif
Pour dynamiser la vie étudiante, un Bureau de la vie étudiante d'Alès (BVEA) est créé, porté par le BDE d'IMT Mines Alès. Il aura pour mission d'organiser des soirées, tournois et animations. Un concours créatif est également prévu pour la création d'un logo de la vie estudiantine alésienne. L'objectif, selon le maire, est que « ce soient eux qui pilotent, et nous serons là en soutien ». Annick Le Lan, directrice de l'agence de développement économique Alès Myriapolis, précise : « L'idée, c'est qu'il y ait, cette année, un BDE des BDE qui va faire des propositions… »
La municipalité consacre près de 6,5 millions d'euros à l'éducation, un choix politique assumé. Pour la rentrée du 1er septembre, environ 3 000 élèves reprendront le chemin des écoles publiques alésiennes, 3 750 avec le privé, et 8 500 en comptant les collèges et lycées. Les dérogations d'inscription sont étudiées au cas par cas, et une cantine en chantier à la montée de Silhol devrait être opérationnelle pour septembre 2027. Le repas, facturé entre 1 et 4,55 euros aux parents, coûte près de 12 euros à la Ville. Enfin, des travaux d'entretien et d'adaptation aux normes environnementales sont prévus dans les écoles, pour plusieurs millions d'euros sur plusieurs années.



