Une nouvelle attaque antisémite frappe la capitale britannique
La police de Londres a annoncé l'arrestation de deux jeunes hommes, âgés de 17 et 19 ans, soupçonnés d'avoir tenté de mettre le feu à une synagogue dans le quartier de Harrow, au nord-ouest de la capitale. L'incident s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche, vers minuit, alors que des patrouilles de police ont remarqué une vitre brisée et de la fumée à l'intérieur du bâtiment religieux.
Le déroulement des faits et l'intervention policière
Selon les déclarations officielles, les agents ont constaté qu'une bouteille contenant un produit inflammable avait été lancée à travers la vitre de la synagogue. Matt Jukes, commissaire adjoint de la Police de Londres, a confirmé les arrestations lors d'une interview à la BBC, précisant que les deux suspects avaient été interpellés dans la nuit suivant l'attaque. Aucune information supplémentaire concernant leur identité n'a été communiquée par les autorités.
Heureusement, cette tentative d'incendie n'a causé aucun blessé, mais elle a semé l'inquiétude au sein de la communauté juive locale. Les dégâts matériels restent limités, mais l'impact psychologique de cet acte haineux est significatif.
Une série inquiétante d'attaques antisémites
Cette attaque représente la dernière d'une série d'incidents à caractère antisémite qui ont secoué Londres ces dernières semaines. La police a procédé à un total de quinze arrestations en lien avec ces différents événements, tous confiés à la police antiterroriste pour investigation.
Parmi les incidents récents, on compte notamment un incendie touchant un local abritant une organisation caritative juive vendredi soir, ainsi qu'une autre tentative d'incendie contre une synagogue dans le quartier de Finchley dans la nuit de mardi à mercredi. Dans la nuit du 23 mars, quatre ambulances de l'organisation juive Hatzola ont également été incendiées.
Les possibles connexions internationales
Les enquêteurs étudient actuellement un possible lien entre ces attaques et des influences étrangères, notamment iraniennes. La plupart des incidents ont été revendiqués par le groupe peu connu « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya » (Hayi), dont le nom signifie « Mouvement des compagnons de la main droite de l'islam » et qui serait pro-Iran.
Vicki Evans, commissaire adjointe de la police de Londres, a évoqué lors d'un point presse la possibilité que « le régime iranien ait recours à des intermédiaires criminels » pour perpétrer ces attaques. « Nous cherchons à déterminer si cette tactique est employée ici », a-t-elle précisé, ajoutant que certains individus pourraient agir « uniquement pour l'argent » sans réelle allégeance idéologique.
Les réactions politiques et communautaires
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est dit « choqué » par ces « tentatives d'incendies antisémites » dans un message publié sur X. « C'est odieux et cela ne sera pas toléré. Les attaques contre notre communauté juive sont des attaques contre la Grande-Bretagne », a-t-il affirmé, promettant un renforcement de la présence policière visible.
Du côté des représentants de la communauté juive, les inquiétudes sont palpables. Paul Taylor, président de United Synagogue, a dénoncé « une épidémie de haine antijuive », tandis que le grand rabbin Ephraim Mirvis a déploré « une campagne soutenue de violence et d'intimidation contre la communauté juive du Royaume-Uni » qui prend de l'ampleur.
Ces événements surviennent dans un contexte international tendu, alors que « le conflit au Moyen-Orient continue », comme l'a rappelé la commissaire adjointe Vicki Evans. La police londonienne reste vigilante face à la menace potentielle et appelle tous les partis politiques et communautés à « jouer leur rôle » pour prévenir de nouvelles violences.



