Attaque terroriste sous l'Arc de Triomphe : un gendarme visé, l'assaillant abattu
Attaque terroriste à Paris : un gendarme visé sous l'Arc de Triomphe

Une attaque terroriste frappe la cérémonie du Soldat inconnu à Paris

Vendredi en fin d'après-midi, peu après 18 heures, un événement dramatique s'est produit au cœur de Paris, sur la place de l'Étoile. Pendant le ravivage quotidien de la flamme du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, un individu a attaqué un militaire de la gendarmerie nationale. Selon les informations du parquet national antiterroriste (Pnat), l'agresseur a utilisé un couteau et une paire de ciseaux pour mener son assaut.

Une intervention rapide des forces de l'ordre

Le gendarme visé participait au service d'honneur de la cérémonie solennelle. Face à cette attaque soudaine, un autre militaire présent sur les lieux a immédiatement réagi. Il a fait usage de son arme de service pour neutraliser l'assaillant, comme l'a précisé le communiqué officiel. Miraculeusement, le gendarme attaqué n'a pas été physiquement blessé, le couteau ayant buté sur le col de sa gabardine, bien qu'une source policière ait initialement évoqué une blessure très légère.

Le décès de l'assaillant et son profil inquiétant

Atteint par plusieurs balles, l'agresseur a été transporté d'urgence à l'hôpital, où il est finalement décédé des suites de ses blessures. L'homme, identifié comme Brahim B., né en 1978 et de nationalité française, avait un passé judiciaire lourd. Condamné en Belgique en 2013 à 17 ans de réclusion criminelle pour tentative d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste, il avait été transféré en France en 2015. Libéré le 24 décembre 2025 après avoir purgé sa peine, il faisait l'objet d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) et était fiché S, avec l'obligation de pointer quotidiennement au commissariat.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Avant l'attaque, il avait appelé le commissariat d'Aulnay-sous-Bois en annonçant qu'il allait « faire un massacre » et « tuer du flic ». L'alerte avait été donnée, mais sa géolocalisation n'a été possible qu'une fois sur les lieux de l'attaque.

Un important dispositif de sécurité déployé

Suite à cet incident, un vaste dispositif de sécurité a été mis en place place de l'Étoile. Les accès à la tombe du Soldat inconnu ont été temporairement fermés, de même que des arrêts de bus et des stations de métro. La circulation n'a repris que progressivement vers 20 heures. En soirée, vers 21h30, des membres de la police technique et scientifique inspectaient avec des lampes torches l'intérieur d'un véhicule de la gendarmerie stationné près du parvis de l'Arc de Triomphe.

Les réactions des autorités

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son soutien sur le réseau social X, saluant le gendarme intervenant pour son sang-froid et sa détermination face à la menace terroriste. Depuis la Conférence de Munich sur la sécurité, le président Emmanuel Macron a également félicité les gendarmes pour leur réaction immédiate, affirmant que les forces de sécurité sont mobilisées et ont agi avec force pour stopper cette attaque terroriste, tout en rappelant la nécessité d'une vigilance permanente.

L'ouverture d'une enquête antiterroriste

Le parquet national antiterroriste s'est immédiatement saisi des faits et a ouvert une enquête de flagrance pour tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle. Un magistrat du parquet s'est rendu sur les lieux. Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, à la direction de la police judiciaire de la préfecture de police et à la DGSI, soulignant la gravité de cet acte.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale