Attaque au couteau sous l'Arc de Triomphe : le profil du terroriste radicalisé Brahim Bachir
Attaque sous l'Arc de Triomphe : le profil du terroriste Brahim Bachir

Attaque au couteau sous l'Arc de Triomphe : le terroriste radicalisé Brahim Bachir neutralisé

L'homme qui a blessé au couteau un gendarme vendredi 13 février lors de la cérémonie du ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris a été formellement identifié. Il s'agit de Brahim Bachir, un Français de 48 ans fiché S pour radicalisation et déjà condamné en Belgique pour des faits similaires.

Un assaillant au lourd passé criminel

Né en 1978 à Mantes-la-Jolie, Brahim Bachir avait déjà été condamné en 2013 en Belgique à 17 ans de réclusion criminelle pour avoir poignardé deux policiers dans une station de métro de Molenbeek, en banlieue de Bruxelles. Lors de son procès, cette attaque avait été qualifiée d'acte terroriste car l'enquête avait révélé qu'il portait sur lui des documents reproduisant des propos du groupuscule islamiste radical Sharia4Belgium.

Il avait expliqué son geste par un désir de vengeance suite à l'interdiction du port du niqab sur la voie publique par le gouvernement belge. Transféré en France le 27 janvier 2015, il était sorti de détention le 24 décembre 2025 après avoir purgé sa peine et faisait depuis l'objet d'un suivi judiciaire strict.

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Une attaque préméditée sous l'Arc de Triomphe

Vers 18 heures, avenue des Champs-Élysées, Brahim Bachir, armé d'un couteau et d'une paire de ciseaux, s'est précipité sur trois militaires de la musique de la gendarmerie mobile qui participaient à la cérémonie quotidienne. L'un des gendarmes a été légèrement blessé avant qu'un autre militaire ne sorte son arme de service et ne blesse mortellement l'assaillant.

Avant de passer à l'acte, Brahim Bachir avait appelé le commissariat d'Aulnay-sous-Bois, où il était domicilié, pour annoncer qu'il allait "tuer du flic" et "faire un massacre". Malgré l'alerte lancée par les policiers, il n'a pu être géolocalisé qu'une fois sur les lieux de l'attaque.

Un suivi judiciaire insuffisant ?

Reconnu comme radicalisé et potentiellement dangereux, Brahim Bachir était soumis à plusieurs mesures de contrôle :

  • Une surveillance judiciaire suite à sa libération
  • Une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas)
  • L'obligation de pointer quotidiennement au commissariat d'Aulnay-sous-Bois

Malgré ce dispositif, il a pu se rendre armé sous l'Arc de Triomphe et passer à l'acte. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s'est immédiatement saisi des faits et a ouvert une enquête de flagrance pour tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Les questions qui persistent

Cette attaque soulève plusieurs interrogations sur l'efficacité du suivi des individus radicalisés fichés S :

  1. Comment un homme soumis à un contrôle quotidien a-t-il pu préparer et exécuter une telle attaque ?
  2. Pourquoi la géolocalisation n'a-t-elle fonctionné qu'une fois l'assaut commencé malgré l'alerte préalable ?
  3. Quelles leçons tirer de ce drame pour renforcer la surveillance des personnes radicalisées ?

Brahim Bachir est décédé de ses blessures dans la soirée du 13 février, après avoir été neutralisé par le gendarme qui a riposté. L'enquête du parquet antiterroriste se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de cette attaque et les éventuels complices ou inspirations.

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