L'Estonie, par l'intermédiaire de l'entreprise Frankenburg Technologies, a dévoilé le mini-missile « Mark 1 », une nouvelle arme anti-drone conçue spécifiquement pour neutraliser les drones russes Shahed. Ce mini-missile de 65 centimètres, guidé par intelligence artificielle, est présenté comme une solution de défense aérienne à faible coût.
Une réponse aux drones Shahed
La nouvelle arme contre les drones russes ? En tout cas, c'est l'ambition du Mark 1, un petit missile fabriqué par l'Estonie et spécialement conçu pour neutraliser les drones Shahed de fabrication iranienne, utilisés par la Russie. Selon The Telegraph, le Mark 1 est une solution à faible coût qui pourra renforcer la défense aérienne de l'OTAN. C'est l'entreprise Frankenburg Technologies, basée à Tallinn, capitale de l'Estonie, qui fabrique ce missile aux proportions étonnantes.
Un drone dopé à l'IA
« Nous n'hésitons pas à affirmer que nous les fabriquons pour neutraliser les drones russes à longue portée. Et nous ne sommes pas du tout gênés d'affirmer que ce sera la capacité la plus nécessaire dans le monde au cours des cinq à dix prochaines années », explique le PDG de l'entreprise estonienne, Kusti Salm. Guidé à l'intelligence artificielle, le Mark 1 mesure 65 centimètres de long et doit être une arme défensive à courte portée. Avec un faible coût de 50 000 dollars, il touche ses ennemis à environ 2 kilomètres. Lors des incursions de drones russes en septembre, la défense de l'OTAN avait déployé des F-16 à 550 000 euros, soit dix fois plus cher que le Mark 1.
Un missile capable d'éviter les brouillages
Une fois lancé, le Mark 1 peut théoriquement atteindre une précision de 56 %. L'entreprise Frankenburg Technologies souhaite atteindre les 90 %. Il a également été pensé pour être sans liaison de données permanente avec une unité de contrôle, ce qui lui permet d'éviter les brouillages. Équipé d'une ogive de 500 grammes, de carburant et de capteurs, l'objectif est de voir naître une centaine de ces missiles par jour. Pour cela, Frankenburg Technologies a implanté des sites de production dans deux pays de l'OTAN, sans que soient précisés lesquels.



