Donald Trump traverse une période particulièrement difficile. Alors qu'il se croyait au sommet de sa gloire en donnant en juin le coup d'envoi des célébrations des 250 ans de l'indépendance américaine, il sort de l'été fragilisé après une série de revers. Défaites diplomatiques, judiciaires, électorales : le président américain perd sur tous les fronts, lui qui méprise pourtant les losers.
Une excursion iranienne qui s'enlise
Son « excursion » en Iran, prévue pour durer initialement « six semaines », entrera dans son sixième mois la semaine prochaine. Sans aucune solution militaire ou diplomatique à l'horizon, elle menace de se transformer en « forever war », ces fameuses « guerres sans fin » auxquelles le soi-disant « faiseur de paix » avait promis de mettre un terme lors de sa campagne électorale.
Téhéran met en échec l'autoproclamé « dealmaker-in-chief ». Le protocole que les deux pays ont conclu en juin a atteint son échéance de soixante jours le 17 août sans aucune avancée. Aucun accord sur le nucléaire n'a vu le jour, le détroit d'Ormuz est une poudrière, et les stocks de missiles américains sont sous tension.
Des revers électoraux et des sondages en baisse
Sur le plan intérieur, la situation n'est guère plus reluisante. Les revers électoraux s'accumulent et les sondages sont en baisse constante. Le président, qui se croyait au faîte de sa gloire en juin, doit désormais faire face à une opinion publique de plus en plus critique.
Cette série de ratés intervient dans un contexte où l'administration Trump peine à afficher des succès concrets. Les promesses de campagne, notamment celle de mettre fin aux guerres sans fin, semblent bien lointaines alors que l'engagement en Iran s'éternise.
Un été qui laisse des traces
L'été 2026 restera marqué par cette accumulation de difficultés pour le président américain. Entre l'enlisement iranien, les échecs diplomatiques et les revers judiciaires, Donald Trump aborde la rentrée dans une position affaiblie. Les prochaines semaines seront décisives pour tenter de redresser la barre, mais les défis restent immenses.
Alors que le protocole de juin est arrivé à expiration sans résultat, la question du nucléaire iranien et la sécurité du détroit d'Ormuz demeurent des sujets brûlants. La capacité de l'administration à trouver une issue reste incertaine, et le spectre d'une guerre sans fin plane sur la présidence.



