Comment l'ONU choisit son prochain secrétaire général
Comment l'ONU choisit son prochain secrétaire général

Le secrétaire général des Nations unies est nommé par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Cette procédure, encadrée par la Charte des Nations unies, repose sur un équilibre subtil entre les cinq membres permanents du Conseil et les 193 États membres de l'Assemblée.

Un processus en deux étapes

Selon l'article 97 de la Charte, le secrétaire général est nommé par l'Assemblée générale après recommandation du Conseil de sécurité. Concrètement, le Conseil de sécurité propose un candidat unique, qui est ensuite entériné par l'Assemblée générale à la majorité simple. Cette double validation garantit à la fois la légitimité diplomatique et l'approbation des grandes puissances.

Au sein du Conseil de sécurité, la décision requiert un vote à la majorité de neuf voix sur quinze, sans qu'aucun des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) n'exerce son droit de veto. En pratique, cela signifie que le candidat retenu doit obtenir l'aval explicite de ces cinq puissances.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des critères géographiques et politiques

Bien que la Charte ne fixe pas de critères explicites, des conventions non écrites se sont imposées au fil du temps. Le poste est attribué par rotation régionale : chaque continent occupe la fonction pendant deux mandats consécutifs de cinq ans. Depuis 2017, le titulaire est António Guterres, un Portugais, pour un second mandat qui s'achève fin 2026.

Les candidatures sont présentées par les États membres, souvent après consultation de leur groupe régional. L'Assemblée générale, depuis une résolution de 2015, organise des auditions publiques des candidats, une innovation visant à renforcer la transparence du processus.

Le rôle déterminant du Conseil de sécurité

Malgré cette ouverture, le poids du Conseil de sécurité reste prépondérant. Les cinq membres permanents peuvent bloquer toute candidature qui ne leur convient pas. Ainsi, le choix final résulte d'un compromis entre les intérêts géopolitiques des grandes puissances et les attentes des autres États membres.

Le secrétaire général, une fois nommé, exerce un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Il dirige le Secrétariat de l'ONU, composé de milliers de fonctionnaires internationaux, et joue un rôle central dans la prévention des conflits, la diplomatie et la coordination des agences onusiennes.

En 2026, le processus de succession de M. Guterres s'ouvrira formellement. Les candidats pressentis devront convaincre à la fois les membres du Conseil de sécurité et l'Assemblée générale, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues. La prochaine désignation illustrera une nouvelle fois les équilibres complexes qui régissent l'organisation mondiale.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale