Un clivage qui se dessine
À moins d'un an de la présidentielle de 2022, le nucléaire s'impose comme un thème clivant parmi les candidats. Lors d'un débat organisé à Paris, les positions se sont nettement opposées. D'un côté, les partisans d'une relance du nucléaire, comme le candidat LR, qui y voit une solution bas carbone indispensable. De l'autre, les écologistes et une partie de la gauche, qui plaident pour une sortie progressive.
Les arguments des pro-nucléaire
Pour les défenseurs de l'atome, le nucléaire est une énergie décarbonée essentielle pour atteindre les objectifs climatiques. Selon un sondage Ifop de septembre 2021, 47% des Français se disent favorables au nucléaire. Le candidat LR a notamment insisté sur la nécessité de construire de nouveaux réacteurs, comme l'EPR, pour garantir l'indépendance énergétique de la France.
La contre-offensive des anti-nucléaire
En face, les opposants dénoncent les risques liés aux déchets et à la sécurité. Yannick Jadot, candidat EELV, a rappelé que "le nucléaire n'est pas une énergie d'avenir" et qu'il faut "sortir du tout-nucléaire d'ici 2035". Il s'appuie sur une étude de l'ADEME selon laquelle un mix 100% renouvelable est possible à un coût maîtrisé.
Un enjeu électoral majeur
Ce débat parisien préfigure l'importance du nucléaire dans la campagne. Selon un expert interrogé, "le nucléaire pourrait être l'un des thèmes qui départagent les électeurs". Les candidats devront convaincre sur des questions techniques comme le stockage des déchets ou le coût du démantèlement. Le gouvernement, de son côté, a annoncé un investissement d'un milliard d'euros dans les petits réacteurs modulaires (SMR), une technologie qui pourrait faire consensus.



