Les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes aériennes contre des sites en Iran ce lundi 13 juillet, en représailles à une attaque de drone iranien contre un navire américain la semaine dernière. En réponse, l'Iran a ciblé des bases militaires américaines dans les pays du Golfe, notamment au Koweït et aux Émirats arabes unis, selon des responsables américains et iraniens.
Détails des frappes américaines
Selon le Pentagone, les frappes américaines ont visé des installations de fabrication de drones et de missiles en Iran, dans les provinces d'Ispahan et de Fars. Au moins 12 cibles ont été détruites, a précisé un responsable américain sous couvert d'anonymat. L'opération a impliqué des chasseurs F-35 et des bombardiers B-52, décollant de bases au Qatar et en Arabie saoudite.
« Ces frappes sont une réponse directe à l'agression iranienne contre nos forces et nos alliés », a déclaré le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, dans un communiqué. Il a ajouté que les États-Unis ne cherchent pas une escalade, mais qu'ils se défendront.
Riposte iranienne
L'Iran a immédiatement riposté en lançant des missiles balistiques et des drones contre des bases américaines dans le Golfe. Selon l'agence de presse iranienne Fars, au moins 30 missiles ont été tirés, dont certains ont atteint la base aérienne d'Al-Udeid au Qatar et la base navale de Manama à Bahreïn. Les systèmes de défense antimissile américains, notamment les Patriot, ont intercepté la plupart des projectiles, mais des dégâts matériels ont été signalés.
Le commandement central américain (CENTCOM) a confirmé que « plusieurs bases ont été la cible de tirs de roquettes et de missiles iraniens », sans faire état de victimes américaines dans l'immédiat. Un responsable koweïtien a indiqué que des éclats de missile étaient tombés dans une zone inhabitée du nord du pays.
Contexte et impact
Ces échanges interviennent dans un contexte de tensions accrues depuis l'attaque de drone iranien contre un pétrolier américain le 8 juillet, qui avait fait deux blessés légers. Les États-Unis avaient alors promis une réponse ferme. L'escalade actuelle est la plus grave depuis l'opération Martyr Soleimani en 2020.
Les prix du pétrole ont bondi de plus de 5 % ce lundi, le baril de Brent dépassant les 85 dollars, alors que les marchés redoutent une perturbation des approvisionnements dans le détroit d'Ormuz. Les compagnies aériennes ont également modifié leurs routes pour éviter l'espace aérien iranien et du Golfe.
L'ONU a appelé à la retenue. Le secrétaire général António Guterres a déclaré être « profondément alarmé » et a exhorté les deux parties à « cesser immédiatement les hostilités et à revenir à la voie diplomatique ». La Russie et la Chine ont également condamné les frappes américaines, tandis que les alliés européens ont exprimé leur soutien à la légitime défense des États-Unis.



