Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a réaffirmé mardi à son arrivée à Abou Dhabi que Washington n'acceptera pas de péage ou de redevances sur le détroit d'Ormuz, alors qu'Oman et l'Iran ont dit vouloir se pencher sur les coûts de la future gestion de ce passage stratégique verrouillé par Téhéran pendant la guerre.
Rubio oppose une fin de non-recevoir à l'Iran
« Il s'agit d'une voie navigable internationale. Aucun pays n'est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale », a déclaré Marco Rubio, disant penser que « tous les pays de cette région seraient d'accord avec nous ». Cette déclaration intervient alors que les négociations entre Washington et Téhéran se poursuivent sous la médiation du Pakistan et du Qatar pour parvenir à un accord définitif sur la fin de la guerre, avec un délai de 60 jours renouvelable.
Revers symbolique pour Trump au Congrès
Donald Trump a dénoncé mardi soir une résolution symbolique adoptée par le Congrès américain pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit contre l'Iran. « Donc, j'ai envoyé l'Iran "dans les cordes", prêt à s'effondrer […] et le Sénat américain décide d'organiser un vote inopportun et insensé sur la loi sur les pouvoirs de guerre », s'est agacé le président américain sur sa plateforme Truth Social. Le texte n'aura pas force de loi, mais constitue un revers politique pour Trump.
Négociations et points d'achoppement
Outre la question du détroit d'Ormuz, les discussions entre les deux pays portent sur le programme nucléaire iranien et les conditions du dégel des avoirs iraniens. Sur le front libanais, de premiers tirs israéliens depuis samedi dans le sud du pays ont fait deux morts mardi selon les autorités libanaises, Israël disant avoir visé des « terroristes armés ».



