L'Iran a menacé ce vendredi d'une riposte immédiate si le blocus maritime imposé par les États-Unis se poursuit dans le golfe Persique. Cette déclaration intervient alors que des émissaires américains sont attendus à Islamabad pour des discussions indirectes avec Téhéran, sans garantie de rencontre.
Tensions croissantes dans le golfe Persique
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti que toute prolongation du blocus américain serait considérée comme un acte de guerre. « Nous ne resterons pas les bras croisés face à cette agression. Notre réponse sera ferme et proportionnée », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Téhéran.
Les États-Unis ont renforcé leur présence navale dans la région depuis le début du mois, invoquant la nécessité de protéger le commerce maritime. Cette mesure a provoqué une flambée des prix du pétrole et des inquiétudes sur la stabilité économique mondiale.
Pourparlers à haut risque
Parallèlement, des émissaires américains sont arrivés à Islamabad pour tenter de renouer le dialogue avec l'Iran. Le Pakistan, qui a offert ses bons offices, espère servir de médiateur. Cependant, les responsables iraniens ont conditionné toute discussion à la levée préalable des sanctions.
« Nous ne négocierons pas sous la pression. Si les Américains veulent parler, ils doivent d'abord lever le blocus », a insisté Araghchi. Les observateurs estiment que les chances d'une rencontre directe sont minces.
Réactions internationales
La communauté internationale suit la situation avec attention. L'ONU a appelé à la retenue et à la désescalade. Le secrétaire général, António Guterres, a exhorté les deux parties à privilégier le dialogue.
De son côté, la Russie a proposé une médiation, tandis que la Chine a critiqué les sanctions unilatérales américaines. L'Union européenne a également exprimé sa préoccupation et soutenu les efforts de médiation pakistanais.
Impact sur la région
Cette crise aggrave les tensions au Moyen-Orient. Les alliés régionaux des États-Unis, comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, craignent une escalade qui pourrait déstabiliser davantage la région. L'Iran, de son côté, bénéficie du soutien de ses alliés, notamment le Hezbollah libanais et les milices irakiennes.
Les prochains jours seront décisifs. La communauté internationale retient son souffle alors que les émissaires américains tentent de trouver une issue diplomatique à cette impasse.



