Iran accuse l'Otan de complicité dans la guerre menée par les États-Unis et Israël
Iran : l'Otan accusée de complicité dans la guerre

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé ce jeudi l'Otan de « complicité » dans la « guerre d'agression illégale » lancée contre l'Iran par les États-Unis et Israël. Cette déclaration fait suite aux propos du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, sur Fox News, qui a révélé que 500 avions américains avaient décollé de bases en Italie pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine du 28 février.

Les aveux de Mark Rutte

Mark Rutte a également indiqué que l'aéroport de Bucarest avait réduit ses vols commerciaux pour permettre le passage d'avions de ravitaillement, et qu'entre 4 000 et 5 000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant le conflit. Esmaïl Baghaï a qualifié ces révélations d'« aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un État membre souverain de l'ONU », dans un message publié sur X.

Le baril de Brent sous son niveau d'avant-guerre

Par ailleurs, le cours du baril de Brent de la mer du Nord est passé ce jeudi sous son niveau d'avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Le marché est rassuré par la reprise progressive du trafic dans le détroit d'Ormuz. Le baril pour livraison en août a perdu plus de 1 %, atteignant 72,44 dollars, contre une clôture à 72,48 dollars le 27 février, à la veille du conflit déclenché par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

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Contexte des négociations

L'Iran et les États-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable. Cependant, de nombreux points de divergence subsistent, notamment sur le nucléaire et le détroit d'Ormuz. Les critiques se multiplient aux États-Unis concernant les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme à cette guerre impopulaire. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé mercredi que Washington serait « complètement alignée » avec ses alliés du Golfe dans les discussions avec l'Iran.

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