L'Iran déploie une offensive massive au Moyen-Orient
Dans un contexte de guerre régionale, l'Iran a lancé une offensive de grande ampleur dans la nuit de mardi à mercredi, revendiquée par les Gardiens de la révolution comme la plus violente depuis le début du conflit. Cette vague de frappes cible principalement des infrastructures américaines et israéliennes, selon la télévision d'État Irib, avec des attaques signalées sur la base américaine d'Arifjan au Koweït.
Le détroit d'Ormuz au cœur des tensions
Les États-Unis ont réagi en détruisant 16 bateaux poseurs de mines iraniens près du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le pétrole. Le président américain a averti que l'Iran s'exposerait à des conséquences militaires sans précédent en cas de minage de ce détroit, actuellement sous contrôle iranien selon les Gardiens de la révolution.
Parallèlement, un porte-conteneurs a été endommagé par un projectile inconnu au large des Émirats arabes unis, près du détroit d'Ormuz, sans faire de victimes. L'agence de sécurité maritime britannique (UKMTO) a signalé plusieurs navires touchés dans cette zone, augmentant les risques pour le trafic maritime.
Les infrastructures pétrolières prises pour cible
L'offensive iranienne vise également les infrastructures énergétiques, avec des drones abattus par l'Arabie saoudite alors qu'ils ciblaient le champ pétrolier de Shaybah, crucial pour la production mondiale. Une attaque de drone a provoqué la fermeture de la raffinerie de Ruwais aux Émirats arabes unis, l'une des plus grandes au monde, exacerbant les craintes de pénurie d'hydrocarbures.
L'Arabie saoudite a également neutralisé des missiles visant la base aérienne Prince Sultan, abritant des militaires américains près de Riyad, tandis que deux drones sont tombés près de l'aéroport de Dubaï, blessant quatre personnes.
Beyrouth frappé par de nouvelles attaques israéliennes
Israël a mené de nouvelles frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, bastion du Hezbollah pro-iranien, touchant un immeuble dans le quartier d'Aïcha Bakkar. L'armée israélienne affirme cibler des infrastructures du Hezbollah, avec près de 500 personnes tuées et plus de 759 300 déplacées selon les chiffres officiels libanais.
En réponse, la France a annoncé tripler son soutien humanitaire au Liban, en dépêchant 60 tonnes d'aide, incluant des kits sanitaires et un poste sanitaire mobile, pour les réfugiés fuyant les opérations militaires.
Cette escalade des violences force la communauté internationale à chercher des solutions d'urgence pour stabiliser la région et éviter une crise énergétique majeure, alors que le conflit entre dans une phase critique.



