La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a présidé ce jeudi 23 avril à Montauban l’hommage national au sergent-chef Florian Montorio, soldat du 17e régiment du génie parachutiste (RGP). Ce militaire de 40 ans a été tué le 18 avril lors d’une embuscade au Liban, attribuée au Hezbollah par les autorités françaises et l’ONU. Une marche silencieuse a réuni la population dans les rues de la ville.
Une cérémonie solennelle en présence de la ministre des Armées
Sous un soleil éclatant, sur la vaste place d’armes de la caserne Doumerc, les honneurs funèbres militaires ont été rendus en présence de Catherine Vautrin, du chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill, et de Caroline de Monaco, marraine du régiment. Dans son discours, la ministre a déclaré : « Florian Montorio était un homme de terrain, respecté par ses camarades, digne de la confiance de ses chefs. » Elle a également rendu hommage au caporal-chef Anicet Girardin, 31 ans, blessé alors qu’il portait secours à son chef d’élément et décédé le 22 avril.
Un hommage des Montalbanais
Père de deux filles de 9 et 15 ans, Florian Montorio avait rejoint le 17e RGP en 2021 et devait retourner à la vie civile dans les mois à venir, selon le colonel Jérémy Akil. Après la cérémonie militaire, la mairie de Montauban a organisé une « marche silencieuse » depuis la caserne jusqu’à une église où une messe a été célébrée. Les habitants ont pu se joindre au cortège pour rendre hommage au soldat tué.
144 soldats français morts au Liban depuis 1978
Lors de l’hommage, Catherine Vautrin a souligné le nombre de soldats morts au Liban : « Le Liban est pour la France une histoire de sang et de sacrifice. Depuis 1978, tant de soldats français y ont servi. 144 d’entre eux y ont donné leur vie. » Les autorités françaises et l’ONU attribuent l’attaque au Hezbollah, qui a nié toute implication. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a rappelé que s’en prendre à des Casques bleus identifiables est « constitutif d’un crime de guerre ».



