Dans un revirement politique majeur, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté une résolution contraignante ordonnant au président Donald Trump de retirer l'ensemble des forces armées américaines déployées en Iran. Cette décision, prise à une large majorité, marque une escalade sans précédent dans les tensions entre le Congrès et l'exécutif.
Une motion historique
La résolution, parrainée par des élus démocrates et républicains, stipule que le président doit cesser toute opération militaire en Iran dans un délai de 30 jours. Les députés invoquent l'article 1 de la Constitution, qui confère au Congrès le pouvoir exclusif de déclarer la guerre. Ils estiment que l'engagement militaire actuel, qui a déjà coûté la vie à plusieurs soldats américains, dépasse le cadre d'une simple action antiterroriste.
Les réactions à Washington
Le président Trump a qualifié la résolution de « désastreuse » et a promis d'y opposer son veto. « C'est une décision irresponsable qui met en danger notre sécurité nationale », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. De son côté, la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a salué le vote comme « une victoire pour la démocratie et la séparation des pouvoirs ».
Les sénateurs doivent maintenant examiner le texte, où la majorité républicaine pourrait compliquer son adoption. Cependant, plusieurs sénateurs républicains ont exprimé leur soutien à la résolution, soulignant la lassitude de l'opinion publique face à des conflits prolongés.
Conséquences sur le terrain
En Iran, le gouvernement a réagi avec prudence. Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran observerait les développements à Washington avant de prendre des décisions. L'armée iranienne a toutefois mis ses forces en alerte, anticipant d'éventuels mouvements américains.
Les experts estiment qu'un retrait américain pourrait créer un vide sécuritaire dans la région, potentiellement exploité par des groupes extrémistes. D'autres y voient une opportunité pour une désescalade diplomatique.
Prochaines étapes
Le débat s'annonce houleux au Sénat. Si la résolution est adoptée, Donald Trump pourrait être contraint de retirer les troupes, à moins que la Cour suprême ne soit saisie. En attendant, les familles des soldats déployés espèrent un retour rapide de leurs proches.



