L'offensive israélienne rappelle douloureusement aux Palestiniens que la reconnaissance de leur État par un certain nombre de pays occidentaux ne marque en rien la fin de leurs souffrances. L'armée israélienne continuait d'avancer mardi vers les zones les plus peuplées de la ville de Gaza, rappelant douloureusement aux Palestiniens que la reconnaissance de leur État par un certain nombre de pays occidentaux ne marque en rien la fin de leurs souffrances.
"Cela ne mettra pas fin au massacre"
"Ils sont en train de détruire une ville vieille de plusieurs milliers d'années et le monde célèbre la reconnaissance symbolique d'un État qui ne mettra pas fin au massacre", réagit Houda, mère de deux enfants originaire de la ville de Gaza. "Nous sommes impuissants. Nous n'avons pas d'argent pour partir vers le Sud et nous n'avons aucune garantie que les Israéliens ne nous bombarderont pas si nous le faisons, alors nous restons. Les enfants tremblent tout le temps à cause du bruit des explosions, nous aussi", déplore-t-elle, rappelant le triste quotidien des Gazaouis, loin des envolées lyriques à la tribune des Nations Unies.
Progression des chars israéliens
Alors que les chars israéliens progressent vers la partie occidentale de la ville de Gaza, où sont encore massés de nombreux habitants et personnes déplacées, des maisons, des routes ont été détruites par les récentes frappes qui ont fait plusieurs dizaines de morts et mis hors service trois hôpitaux.
"Nous voulons que le massacre cesse"
"Les pays qui se sont soudain souvenus que la Palestine était occupée ont oublié que Gaza était en train d'être anéantie. Nous voulons que la guerre prenne fin, nous voulons que le massacre cesse, c'est de cela dont nous avons besoin maintenant, pas de déclarations", enrage Abou Moustafa, qui a fui sa maison à l'approche des chars israéliens. Mais Benyamin Netanyahou a rejeté toutes les critiques formulées à l'encontre de la campagne militaire et a réaffirmé que la guerre ne s'arrêterait pas tant que le Hamas n'aurait pas été éliminé.
Rejet de la reconnaissance
Israël a également rejeté la reconnaissance de la Palestine par la France, la Grande-Bretagne et le Canada, comme les appels à la paix du président français Emmanuel Macron, lundi, aux Nations unies. Benyamin Netanyahou dénonçant, comme l'a fait Donald Trump, mardi à la tribune de l'ONU, une "récompense" pour le Hamas, en affirmant qu'il n'y aura jamais d'État palestinien. Le gouvernement israélien semble, lui, soutenir l'idée de Donald Trump d'évincer les Palestiniens de Gaza pour transformer l'enclave en riviera luxueuse.
Proposition de paix américaine
Le président américain devait, lui, s'entretenir mardi avec des dirigeants de plusieurs pays arabes ou à majorité musulmane, dont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Égypte, la Jordanie, la Turquie, l'Indonésie et le Pakistan. Selon le site d'information américain Axios, il devait présenter à cette occasion une nouvelle proposition de paix et de gouvernance de Gaza après-guerre. "Je pense que qu'on va Le réussir à régler le conflit à Gaza", a affirmé, dans la soirée, Donald Trump.
Le défi du Prix Nobel
Quelle issue désormais ? "Aujourd'hui, face à l'état de fait, il y en a un qui peut faire quelque chose, c'est le président américain", a commenté Emmanuel Macron lors d'un entretien accordé à BFMTV, rappelant que les Etats-Unis fournissent toujours des armes à Israël. "Je vois un président américain qui est mobilisé […], qui veut le prix Nobel de la paix. Le prix Nobel de la paix n'est possible que si vous arrêtez ce conflit", a souligné Emmanuel Macron, pressant Donald Trump de faire plier son allié Netanyahou.



