Une famille originaire de la commune d'Ouveillan, dans l'Aude, se retrouve bloquée en Thaïlande à la suite de la paralysie du trafic aérien au Moyen-Orient. Ce voyage de noces, qui devait être un moment de bonheur, a viré à l'incertitude après la fermeture de l'espace aérien du Qatar en raison du conflit en cours.
Des vacances transformées en cauchemar
Sébastien et Patricia, accompagnés de leurs enfants, devaient rentrer ce jeudi 5 mars. Leur périple comprenait un premier vol de Phuket vers Doha, puis une correspondance pour Barcelone avant de rejoindre leur domicile dans l'Aude. Cependant, l'escalade du conflit au Moyen-Orient a provoqué la fermeture temporaire de nombreux espaces aériens, dont celui du Qatar, entraînant des annulations de vols et laissant des voyageurs bloqués aux quatre coins du globe.
Des prix exorbitants pour le retour
Face à cette situation, la famille se trouve confrontée à des tarifs astronomiques pour rentrer. « On ne sait rien. On sait juste que les prix ont flambé. Si notre vol est bien annulé ce jeudi et que l'on veut rentrer, on nous propose 11 000 euros pour quatre. Sachant que les prix les plus chers sont à 60 000 euros, c'est dingue », a confié la mère de famille à nos confrères de l'Indépendant.
Lundi, les options proposées par la compagnie aérienne étaient soit un remboursement au prix des billets aller, soit un changement de date. Mais aucune solution de rapatriement immédiat n'a été offerte à un coût raisonnable.
« Là où on est, on est en sécurité »
Malgré la détresse financière et l'incertitude, Sébastien et Patricia tentent de relativiser. « On ne se plaint pas. Là où on est, on est en sécurité. On a de la chance, donc on profite, sans trop savoir quand et comment on pourra rentrer », confient-ils. Leur priorité reste la sécurité de leur famille, même si l'angoisse grandit à mesure que les jours passent.
Cette situation n'est pas isolée. De nombreux autres voyageurs, notamment des Montpelliérains et des Héraultais, se retrouvent également bloqués dans divers pays du Moyen-Orient, comme le Qatar ou Dubaï, en raison de la crise. Les témoignages affluent, décrivant des conditions difficiles et des retards interminables.
En attendant, la famille d'Ouveillan espère une solution de rapatriement rapide, alors que le conflit continue de perturber le transport aérien mondial.



