Afrique du Sud : la peur d'une nouvelle flambée xénophobe
En Afrique du Sud, le spectre de la violence xénophobe refait surface. Le mouvement March and March mène une campagne agressive, avec des menaces et des appels à l'expulsion des étrangers. Déjà, des centaines de ressortissants ghanéens ont choisi de quitter le pays, craignant pour leur sécurité.
Notre correspondante à Johannesburg, Joséphine Kloeckner, rapporte que la tension monte. Le 27 mai 2026, à l'aéroport international d'Accra, des Ghanéens rapatriés d'Afrique du Sud étaient accueillis, témoignant de l'ampleur du phénomène. Les autorités sud-africaines sont sous pression pour endiguer cette nouvelle vague de xénophobie.
Le mouvement March and March, dont les méthodes radicales inquiètent, semble bénéficier d'un certain écho dans une partie de la population, alimenté par des discours nationalistes et des difficultés économiques. Les organisations de défense des droits humains tirent la sonnette d'alarme, tandis que le gouvernement ghanéen organise le retour de ses citoyens.
Cette situation rappelle les pires heures de la xénophobie en Afrique du Sud, où des émeutes avaient déjà causé la mort de plusieurs étrangers. Aujourd'hui, la peur d'une nouvelle flambée violente pousse à l'exode. Les regards sont tournés vers Pretoria, qui doit trouver une réponse à la fois ferme et apaisante pour éviter une escalade.



