Après les violentes attaques, la hache de guerre sera-t-elle enterrée ? Un mois après les virulentes critiques de Donald Trump contre le pape, Léon XIV recevra jeudi matin au Vatican Marco Rubio, le secrétaire d’État américain. Cette audience privée vise à dégeler les relations bilatérales entre le Saint-Siège et les États-Unis. Il sera notamment question « de la situation au Moyen-Orient », a indiqué le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott.
Une visite sous tension
En visite à Rome de mercredi à vendredi, le chef de la diplomatie américaine doit également rencontrer les ministres italiens des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et de la Défense, Guido Crosetto. Ces entretiens se déroulent dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et plusieurs pays européens, en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient. La Première ministre italienne Giorgia Meloni doit également s’entretenir avec Marco Rubio vendredi matin.
Trump pas « un grand fan » du pape Léon XIV
Dans les premiers jours d’avril, une violente passe d’armes avait éclaté entre Donald Trump et Léon XIV. Le président américain avait répondu à un discours anti-guerre du pape en le qualifiant de « faible » face à la criminalité et de « nul » en politique étrangère. Il avait aussi déclaré ne pas être « un grand fan » du pape américain, ne voulant pas « d’un pape qui pense qu’il est acceptable que l’Iran possède l’armée nucléaire. » Ces critiques avaient provoqué les réactions indignées de plusieurs dirigeants, dont Giorgia Meloni.
Le souverain pontife avait réagi en disant avoir le « devoir moral de s’exprimer » contre la guerre, disant ne pas avoir « peur » de l’administration Trump et ne pas vouloir entrer dans un débat avec lui. Avant cela, le premier pape américain de l’histoire s’en était déjà pris à la politique d’immigration restrictive du gouvernement américain, qualifiant aussi « d’inacceptable » la menace de Donald Trump de détruire l’Iran.
Cette rencontre au Vatican est donc perçue comme une tentative de rapprochement entre deux puissances aux positions souvent divergentes. Les observateurs s’interrogent sur la capacité des deux parties à trouver un terrain d’entente sur des sujets aussi sensibles que le conflit au Moyen-Orient ou les droits des migrants.



