G7 : L'Afrique du Sud exclue du sommet d'Evian sous pression américaine
Afrique du Sud exclue du G7 d'Evian sous pression américaine

L'Afrique du Sud écartée du sommet du G7 d'Evian sous pression américaine

La présidence sud-africaine a annoncé ce jeudi que le président Cyril Ramaphosa n'était plus invité par la France à participer au sommet du G7 prévu en juin à Evian. Cette décision fait suite à des pressions continues exercées par les États-Unis, selon les déclarations officielles de Pretoria.

Des menaces de boycott américaines

Le porte-parole de la présidence sud-africaine Vincent Magwenya a précisé à l'AFP : « Nous avons appris qu'en raison de pressions continues, la France a dû retirer son invitation à l'Afrique du Sud pour sa participation au G7 ». Il a ajouté : « On nous dit que les Américains ont menacé de boycotter le sommet du G7 si l'Afrique du Sud était invitée ».

Cette situation s'inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre Washington et Pretoria depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. L'administration américaine accuse l'Afrique du Sud de plusieurs griefs :

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  • Une prétendue persécution des fermiers blancs
  • La plainte pour actes de génocide déposée contre Israël devant la Cour internationale de justice concernant la guerre à Gaza

Un précédent récent avec le G20

Cette exclusion du G7 fait écho à un précédent récent. Donald Trump avait boycotté le sommet du G20 organisé à Johannesburg en novembre 2025, et a depuis exclu l'Afrique du Sud des travaux du groupe dont les États-Unis assurent actuellement la présidence tournante.

Ironie du sort, c'est le président français Emmanuel Macron qui avait personnellement invité Cyril Ramaphosa à participer au G7 lors du sommet du G20 en Afrique du Sud, comme le rappelle la présidence sud-africaine.

Le G7 et ses invités habituels

Le G7, qui regroupe sept pays parmi les plus industrialisés de la planète, élargit régulièrement ses travaux à des pays invités. Cette année, le Brésil, l'Inde et la Corée du Sud figuraient parmi les nations conviées, contrairement à l'Afrique du Sud désormais exclue.

Relations diplomatiques préservées

Malgré cette exclusion, la présidence sud-africaine tient à rassurer sur la solidité des relations bilatérales. Vincent Magwenya a déclaré : « La décision de ne plus inviter le chef de l'État sud-africain n'aura pas d'impact sur la solidité et le caractère étroit de notre relation bilatérale avec la France ».

Concernant les relations avec les États-Unis, il a ajouté : « Indépendamment de tous ces développements, l'Afrique du Sud reste résolue à entretenir un dialogue constructif avec les États-Unis. La relation diplomatique entre les États-Unis et l'Afrique du Sud existait avant l'administration Trump et survivra au mandat actuel de la Maison-Blanche ».

Cette affaire illustre les complexités des relations diplomatiques multilatérales où les pressions bilatérales peuvent influencer la composition des sommets internationaux, même lorsque les pays hôtes avaient initialement émis des invitations personnelles.

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