Ursula von der Leyen plaide pour une Europe compétitive et un marché unique achevé
Von der Leyen veut faire de l'UE un géant mondial en éliminant les entraves

L'Europe doit éliminer ses entraves internes pour devenir un géant mondial

Alors que le président français Emmanuel Macron défend ardemment le concept de « préférence européenne », la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a martelé mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg que l'Union doit impérativement « éliminer les entraves » qui freinent sa compétitivité si elle aspire à se transformer en « un vrai géant mondial ». Cette déclaration intervient à la veille d'un sommet crucial de l'UE consacré spécifiquement à la relance économique du Vieux Continent.

Un marché unique à parachever d'urgence

Prenant l'exemple frappant de la fragmentation « sous stéroïdes » du secteur financier européen, la dirigeante a lancé un appel pressant pour achever au plus vite l'intégration du marché unique. Elle a insisté sur la nécessité de supprimer « un par un » les obstacles administratifs et réglementaires qui entravent l'activité économique au sein des 27 pays membres. « Nos entreprises ont besoin de capitaux dès maintenant. Nous devons le faire cette année », a-t-elle asséné aux eurodéputés, soulignant l'urgence d'agir.

Le sommet d'Alden Biesen et la question de la préférence européenne

Les chefs d'État et de gouvernement des 27 se réunissent jeudi au château d'Alden Biesen en Belgique pour ce sommet dédié à la compétitivité. Plusieurs figures majeures, dont Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, participeront également mercredi à une rencontre à Anvers avec des responsables de l'industrie européenne. Parmi les sujets brûlants à l'ordre du jour figure en bonne place l'instauration d'une préférence européenne, une mesure de soutien au « Made in Europe » qui obligerait les entreprises bénéficiant de fonds publics à se fournir majoritairement en composants fabriqués sur le sol européen.

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La présidente de la Commission, qui avait défendu lundi cette idée chère à la France mais critiquée par d'autres nations, a toutefois tempéré son propos en assurant qu'il n'était pas question d'imposer une solution « toute faite » à l'ensemble de l'Union. Elle a plutôt plaidé pour des approches différenciées et pragmatiques.

Vers des coopérations renforcées et un nouveau statut juridique paneuropéen

Ursula von der Leyen a également ouvert la porte à des « coopérations renforcées » en matière de compétitivité. Cela signifierait que des réformes pourraient être menées par des groupes de pays volontaires, plutôt qu'à l'échelle des 27, comme le permettent déjà les traités européens dans certains domaines spécifiques. Cette flexibilité pourrait accélérer les progrès sans nécessiter un consensus unanime parfois difficile à obtenir.

Enfin, la responsable a confirmé une annonce majeure : la Commission présentera en mars un projet de création d'un nouveau statut juridique paneuropéen pour les entreprises, baptisé « EU Inc ». Également appelé le « 28e régime », ce statut innovant permettrait aux sociétés d'exercer leurs activités dans l'ensemble de l'UE sans formalités supplémentaires ni surcoûts administratifs, simplifiant ainsi considérablement leur expansion transfrontalière et renforçant l'attractivité du marché unique.

En parallèle, Ursula von der Leyen a appelé à poursuivre activement la conclusion d'accords de libre-échange et à engager une « simplification » réglementaire ambitieuse pour libérer pleinement le potentiel de croissance de l'économie européenne. Ces initiatives combinées visent à doter l'Union des outils nécessaires pour affronter la concurrence mondiale et asseoir sa souveraineté économique.

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