Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne ont affiché, ce jeudi 23 octobre à Bruxelles, un soutien sans faille au président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d'un sommet destiné à réaffirmer l'unité européenne face à la guerre en Ukraine. Cette démonstration de solidarité intervient après plusieurs jours de turbulences provoquées par l'annonce, puis l'annulation, d'une rencontre entre les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine.
Un sommet pour rassurer Kiev
En présence de M. Zelensky, les Vingt-Sept ont réaffirmé la nécessité de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine et ont convenu d'avancer sur un projet visant à utiliser les avoirs russes gelés pour financer un prêt massif à Kiev. Par ailleurs, un dix-neuvième train de sanctions contre la Russie a été formellement validé, prévoyant un embargo sur les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe. La Slovaquie, qui avait initialement opposé son veto au texte finalisé la semaine dernière, a levé son objection mercredi après avoir obtenu des garanties face au risque de flambée des prix de l'énergie.
Des sanctions renforcées
Ces mesures européennes s'ajoutent à la décision de l'administration Trump d'imposer des sanctions aux géants pétroliers russes Loukoil et Rosneft, accusés de financer la machine de guerre du Kremlin. Arrivé à Bruxelles, Volodymyr Zelensky a remercié l'Europe et les États-Unis pour ces mesures jugées très importantes, tout en estimant qu'il fallait encore accentuer la pression sur Moscou pour obtenir un cessez-le-feu.
L'incertitude américaine
Le sommet européen s'est ouvert quelques heures après que Donald Trump a confirmé l'annulation de la rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, initialement prévue à Budapest. Le président américain, qui avait annoncé ce rendez-vous la semaine dernière en revendiquant des progrès vers un cessez-le-feu, a justifié son revirement en déclarant : "Il me semblait que nous n'irions pas dans la direction où nous devons aller."
La perspective d'un nouveau sommet bilatéral entre Trump et Poutine, après celui d'Anchorage en Alaska en août, avait ravivé chez les alliés de l'Ukraine la crainte que Washington scelle avec Moscou un accord défavorable à Kiev. De plus, alors qu'il avait envisagé de fournir à l'Ukraine les missiles de croisière Tomahawk réclamés, Donald Trump a fait marche arrière après un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, reçu Volodymyr Zelensky vendredi dernier.
Ce sommet européen marque donc une étape cruciale dans le soutien à l'Ukraine, alors que les positions américaines restent fluctuantes et que la pression sur la Russie doit être maintenue pour parvenir à une paix durable.



