L'administration Trump a intensifié ses actions en justice contre les médias, visant notamment le New York Times et CNN, dans le cadre d'une campagne plus large contre ce qu'elle qualifie de « fake news ». Selon des documents judiciaires consultés par le Monde, le ministère de la Justice a déposé trois nouvelles plaintes pour diffamation en juillet 2026, accusant ces organes de presse d'avoir publié des informations inexactes et biaisées.
Des accusations de partialité et de diffamation
Les plaintes, déposées devant des tribunaux fédéraux à Washington et à New York, allèguent que les articles en question visaient à nuire à la réputation du président Trump et de son administration. Le porte-parole de la Maison Blanche, John Smith, a déclaré : « Ces médias ont systématiquement diffusé des mensonges pour déstabiliser notre gouvernement. Nous ne tolérerons plus ces attaques contre la vérité. »
Le New York Times a répondu en affirmant que ces poursuites étaient « sans fondement et visaient à intimider la presse libre ». CNN a également dénoncé une « tentative flagrante de museler les journalistes ».
Un précédent inquiétant pour la liberté de la presse
Cette escalade judiciaire intervient alors que le classement mondial de la liberté de la presse, établi par Reporters sans frontières, a placé les États-Unis à la 45e place en 2026, soit une baisse de 10 places par rapport à l'année précédente. Les experts estiment que ces poursuites pourraient avoir un effet dissuasif sur le journalisme d'investigation.
Selon une étude du Centre pour la liberté de la presse, le nombre de poursuites pour diffamation contre des journalistes a augmenté de 35 % depuis 2024, avec une majorité provenant de responsables politiques.
Réactions de la communauté journalistique
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a condamné ces actions, les qualifiant de « dangereuses pour la démocratie ». La directrice du CPJ, Alice Martin, a déclaré : « Utiliser le système judiciaire pour harceler les journalistes est une tactique autoritaire. Nous appelons la communauté internationale à surveiller de près ces développements. »
De son côté, l'administration Trump défend ses actions en invoquant la nécessité de protéger la réputation des citoyens contre des reportages irresponsables. Un haut responsable du ministère de la Justice a précisé que « les journalistes ne sont pas au-dessus des lois ».



