Le MCC Bruxelles organise une conférence provocatrice sur l'avenir de l'Europe
Les 3 et 4 décembre 2025, Bruxelles a accueilli un événement au titre particulièrement offensif : « La bataille pour l'âme de l'Europe ». Cette conférence de deux jours, organisée par le MCC Bruxelles, a rassemblé ce que son hôte, Sergio Aquindo, décrit comme « le peu d'intellectuels européens qui existent ». Selon ses déclarations, cette élite intellectuelle se trouve réunie sous l'égide du Mathias Corvinus Collegium.
Un think tank financé par Viktor Orban en pleine expansion
Le MCC Bruxelles représente la branche belge du Mathias Corvinus Collegium de Budapest, un institut qui bénéficie du financement généreux du premier ministre hongrois Viktor Orban. Créé en 2022 avec un budget annuel impressionnant de 6,3 millions d'euros, ce think tank a connu une ascension rapide dans le paysage bruxellois.
En seulement trois ans d'existence, le MCC Bruxelles s'est imposé comme le deuxième plus important think tank de la capitale européenne, derrière la fondation pro-européenne Bruegel. Cette conférence marque d'ailleurs le plus gros événement jamais organisé par l'institution en Belgique.
Un rôle central dans l'internationale réactionnaire
Au-delà de son statut de think tank influent, le MCC Bruxelles sert désormais d'organe central à une internationale réactionnaire en plein essor. Cette mouvance présente une relation ambivalente avec le projet européen, s'appuyant sur ses structures tout en critiquant vigoureusement ses orientations politiques.
L'institution bénéficie par ailleurs de soutiens financiers substantiels provenant des fondations proches du mouvement MAGA (Make America Great Again) et de l'administration Trump. Ces connexions transatlantiques renforcent son influence et son rayonnement sur la scène politique internationale.
La conférence « La bataille pour l'âme de l'Europe » illustre parfaitement cette dynamique, positionnant le MCC Bruxelles comme un acteur majeur dans les débats idéologiques qui traversent le continent. L'événement a suscité de vives réactions dans les milieux politiques et intellectuels bruxellois, soulevant des questions sur l'influence croissante des think tanks financés par des gouvernements étrangers dans le débat européen.



