JO 2030 : le cas niçois doit être tranché ce mardi
JO 2030 : le cas niçois tranché ce mardi

Après plusieurs reports et un suspense haletant, les parties prenantes des Jeux olympiques d'hiver 2030 en France doivent trancher ce mardi le cas niçois. La décision sera officialisée le lendemain à Marseille. Il s'agit de déterminer si le pôle glace d'Alpes 2030 atterrira bien à Nice, en totalité ou en partie. « Le dossier avance », se félicite la Région.

Des réunions techniques à Nice

Pour la troisième fois en huit jours, les équipes techniques se sont réunies à Nice ce lundi. L'objectif était de trouver un terrain d'entente entre le projet olympique et paralympique initial, porté par Renaud Muselier (Région Sud) et Christian Estrosi, et les contre-propositions de la Ville désormais dirigée par Eric Ciotti (UDR-RN). Les discussions portent principalement sur le hockey sur glace, l'épreuve la plus importante en termes de billetterie pour les Jeux prévus du 1er au 17 février 2030.

Un accord sur l'essentiel

Pour le patinage artistique, le short-track et le curling, la cause semble entendue. Si Nice reste dans la course, ces disciplines se dérouleront au futur complexe omnisports olympique (COOL) dans la plaine du Var, tandis que le palais Nikaïa accueillera une autre patinoire. Le village olympique et le centre médias suivraient le plan initial, et la baie des Anges pourrait espérer une cérémonie de clôture mémorable. « L'ensemble des sujets a été traité », indiquait la Région jeudi dernier, y compris les 28 matchs de hockey féminin, qui pourraient se tenir au Palais des expositions sur une patinoire provisoire de près de 10 000 places. L'Allianz Riviera semble en revanche exclu, car il serait trop contraignant de le couvrir et de l'immobiliser pendant plusieurs mois.

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La solution pour le hockey masculin

Reste à trouver une solution de repli pour le hockey masculin. Les regards se tournent vers le stade Marcel-Volot, aux Arboras, à mi-distance entre le COOL et Nikaïa. Selon la Région, les études démontrent la faisabilité technique d'une patinoire provisoire de 12 000 à 15 000 places, mais le coût et les délais restent à préciser. La réunion de ce lundi visait à stabiliser les éléments budgétaires et calendaires pour consolider le pôle glace à Nice. Peu d'informations ont filtré de cette réunion.

Décision imminente

« Sur la base de ces travaux, Renaud Muselier, Fabrice Pannekoucke et Edgar Grospiron, réunis à Tignes pour l'événement Alp Summit 2026, seront en mesure de statuer dès demain sur ce projet, en lien avec la Ville de Nice », annonce la Région. Deux mois après avoir décroché le drapeau olympique à Vérone, les présidents des Régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes doivent donc décider, avec le président du Cojop, si le drapeau flottera sur la Côte d'Azur.

Les alternatives possibles

Les conclusions seront présentées mercredi 29 avril à 17 h à l'Hôtel de Région à Marseille, lors d'une conférence de presse de la Solideo, qui annoncera le lancement de plus de 60 marchés publics, dont les villages des athlètes à Briançon, Nice et Saint-Jean-de-Sixt. Si Nice n'est pas retenue, deux options se profilent : les épreuves de hockey pourraient être délocalisées à Lyon ou à Paris, qui sont en embuscade. Le maire de Lyon a même candidaté pour récupérer l'ensemble du pôle glace, ce qui pourrait faire perdre à Nice toutes les épreuves de glace. Les détracteurs des JO espèrent une issue négative pour le projet niçois. Quoi qu'il en soit, la décision est imminente.

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