Groenland : l’Europe envoie des troupes face aux menaces de Trump
Groenland : l’Europe envoie des troupes face à Trump

Quand le Danemark a craint que les États-Unis ne s'emparent de force du Groenland, c'est vers Paris et Berlin qu'il s'est tourné. Le 3 janvier, Donald Trump a fait enlever le dirigeant vénézuélien Maduro ; l'audace du raid a alarmé Copenhague. Le président américain s'apprêtait-il à envoyer ses commandos sur l'île arctique également ? Des centaines de soldats danois, épaulés par quinze militaires français, un détachement de reconnaissance allemand et quelques officiers de Suède, de Norvège et du Royaume-Uni, ont été dépêchés sur place.

Un exercice symbolique mais efficace

L'exercice européen, présenté par le Danemark comme relevant de l'Otan, n'était que symbolique, mais l'effet a été immédiat : quelques jours plus tard, le président américain a battu en retraite, au moins provisoirement. Ce bras de fer euroaméricain au Groenland a révélé au grand jour un bouleversement stratégique : pour l'Europe, le protecteur peut devenir un prédateur ; la menace ne pèse pas seulement sur le flanc Est, elle vient aussi de l'Ouest.

Des réactions contrastées en France et en Allemagne

Si la France se sent confortée dans ses analyses, l'Allemagne, elle, voit son positionnement atlantiste ébranlé. « Le fait qu'à un moment, l'usage de la force militaire n'était pas exclu par Washington, fut un choc terrifiant pour elle », observe Yann Wernert, chercheur sur les relations franco-allemandes au Centre Jacques Delors de la Hertie School à Berlin. « Dans le discours officiel, la réponse est restée timorée mais dans la pratique, l'action fut proprement révolutionnaire : l'envoi de soldats au Groenland montrait que Berlin était prêt à entrer dans le dur si vraiment Donald Trump dépassait toutes les bornes. »

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Cette démonstration de force collective marque un tournant dans la défense européenne, où l'unité et la réactivité face aux menaces, même venues de l'ouest, deviennent une priorité.

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